‹ De La Lymphogranulomatose Et De Ses Rapports Avec Les Autres Lésions Systématisées De L'Appareil HématopoïétiqueChapitre 22 sur 53 · IE QU · texte numérisé non relu

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les unes typiques, les autres anormales (inégales ou multipolaires). On observe les figures les plus irrégulières, ramifiées, en corne de cerf, etc.

Par contre, il est des cas où l’on trouve peu de mitoses.

La cytologie des grandes cellules uninucléées sera étudiée avec plus de précision sur des frottis ; nous y reviendrons à propos des formes giganto-cellulaires.

Certaines de ces cellules sont très volumineuses ; leur noyau est arrondi, bourgeonnant, multilobé et contient : toujours de gros nucléoles vivement colorés.

On trouve ainsi tous les intermédiaires entre les grandes cellules d'aspect endothélial et les cellules géantes à noyau volumineux, polymorphe, rond, ovale ou müûriforme. À côté de ces cellules à noyau unique et bourgeonnant on trouve, en quantité variable suivant les cas, des éléments gigantesques à type plasmodial contenant deux, trois noyaux séparés ou même davantage. à

Sternberg. considérait dès 4898 et considère actuellement encore que ces grandes cellules et ces cellules géantes sont des éléments très particuliers, caractéristiques du lymphogranulome. Un grand nombre d’histologistes partagent cette opinion ainsi qu’en témoignent les termes de cellules de Sternberg, de granulom cells, de cellules géantes du type Sternberg (Sternberg’sche granulomriesenzellen) qui leur ont été appliqués. ,

Dans les coupes, quel que soit le colorant employé, ces cellules géantes présentent les mêmes réactions tinctoriales que les grandes cellules décrites. Leur ‘noyau semble également clair, parfois vésiculeux ; les

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nucléoles sont très apparents ; le protoplasme est plus ou moins faiblement teinté selon le colorant.

La cytologie de ces différents éléments doit être étudiée sur des frottis.

Au triacide, le protoplasme n’est pas granuleux ; le noyau est peu coloré. Des préparations colorées à Véosine-bleu de toluidine montrent quele protoplasme des grandes cellules et des cellules géantes est faiblement basophile. C’est le Giemsa qui permet d'obtenir les colorations les plus belles. Le noyau, loin d’avoir l'apparence vésiculeuse qu’il présente si souvent dans les coupes, est ici bien coloré, riche en chromatine. Celle-ci présente une teinte rougeâtre. Les nucléoles sont colorés en bleu pâle. Le protoplasme, abondant, présente de petits grains rougeâtres sur un fond bleu pâle. |

Les cellules géantes du Iymphogranulome présentent fréquemment des figures de karyokinèse multipolaires

et irrégulières.

Cette multiplication active prouve que ces éléments . qui diffèrent des cellules géantes du type Langhans par leur morphologie et leurs réactions tinctoriales, s’en distinguent également par leurs caractères biologiques.

On ne risque guère de confondre ces deux types. La cellule géante du lymphogranulome présente souvent

un noyau unique bourgeonnant tel qu'on ne le rencon-

tre pas dans la cellule de Langhans. Alors mème qu’il s’agit d'éléments plasmodiaux multinucléés,les noyaux volumineux, disposés en amas irréguliers au centre de la cellule, ne ressemblent pas aux noyaux groupés en ank neau ou en fer à cheval que l’on voit en bordure des

cellules géantes du type Langhans. La signification bio-

logique de ces deux sortes de cellules est tout à fait différente : l’un de ces types cellulaires est d'emblée voué à la nécrose, l'autre n’y aboutit qu'après une phase de vie et de multiplication intenses.

Il est vrai que le mode de formation de la cellule géante de Langhans est encore discuté. Benda et son élève Wakäbayaski s'élèvent contre-la théorie qui en fait le résultat d’une confluence et d’une fonte cellulaires. De l'étude de la cytologie fine de son protoplasme, ces auteurs ont cru pouvoir conclure qu’elle représente, au point de vue histogénétique, un élément cellulaire unique. Quoi qu’il en soit, Benda est obligé de reconnaitre ; qu'il n’a jamais vu de mitoses dans les cellules géantes

du type Langhans.

Si le diagnostic cytologique de ces deux espèces de cellules géantes ne présente guère de difficultés, il n'en est pas de même de la différenciation de certaines cellules géantes du granulome d’avec les mégakaryocytes de la moelle osseuse. Ici la ressemblance morphologi-

.que est beaucoup plus grande. Bien que Sternberg(1913) ait protesté contre le qualificatif de mégakaryocytes donné aux cellules à noyau multilobé de la iymphogranulomatose, nous sommes obligés de reconnaître que cette distinction est parfois impossible. Des hématologistes dont la compétence n'est pas discutable ont mentionné cette ressemblance (Bezançon et Griffon, Beitzke, Hirschfeld, Pappenheïm, etc.).

: Sur des frottis colorés au Giemsa, les différences morphologiques entre certaines cellules du type Sternberg et les mégakaryocytes d’origine médullaire sont véritablement minimes. La bordure agranuleuse des mégakaryocytes décrite par Schridde faisait défaut dans les

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