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Ce sont des faits de ce genre qui en ont souvent imposé pour des sarcomes. Ils ne représentent cependant qu'une variété de lymphogranulomes.
D'une part, il existe des formes de passage entre les formes fibro-cellulaires et les formes exclusivement cellulaires. La réaction scléroblastique des cellules conjonctives dont le protoplasme apparaît fibrillaire ou vacuolaire, la présence de fines fibrilles en voie de différenciation ou déjà séparées des fibroblastes, la constatation d’un réseau imparfait de fibres délicates, telles sont les caractéristiques de ces types de transition.
D'autre part Benda, Longcope ont montré par l’étude de biopsies successives que les lymphogranulomes à
constitution uniquement cellulaire ne représentent souvent qu un premier stade de la lésion ; la fibrose vient par la suite se surajouter à la prolifération des cellules.
Les difficultés d'interprétation sont plus grandes encore dans certaines formes — assez rares d’ailleurs — où
- les grandes cellules à noyau bourgeonnantetles cellules géantes prédominent au point de constituer à elles seules la presque totalité de la lésion. Hirschfeld vient de publier un cas de ce genre (1912).
En coupe du ganglion montrait partout de grandes cellules d’aspect particulier que l’on aurait pu prendre, à première vue, pour des cellules tumorales : grosses celluies libres à noyau simple ou bourgeonnant dont certaines ressemblaient à des mégacaryocytes.
C’est là un type cellulaire que l’on rencontre habituellement dans le lymphogranulome, mais il s’y trouve d'ordinaire en quantité beaucoup moins considérable,
Dans cette forme particulière, ces cellules, toutes sem-
blables,se groupent enîlots ou même en nappes d'aspect
sien RER
uniforme. Cependant, il est des points de la coupe où d’autres cellules se mêlent aux éléments précédents. Ce sont de petites cellules rondes d’aspect lymphocytaire, des plasmazellen mises en évidence par des colorations au bleu d’'Unna ou au réactif de Pappenheim (vert de méthyle-pyronine). Celles-ci apparaissent parfois en grande quantité. On trouve encore quelques rares mastzellen, quelques fibroblastes. Par-ci, par-là, quelques fibres conjonctives. Mais tous ces éléments sont très épars. Par places, on peut voir de petits foyers nécrotiques. Dans le cas de Hirschfeld la rate contenait également de petits foyers de cellules géantes.
Hirschfeld se demande si les particularités histologiques des cas de ce genre ne dépendraient pas de l’évolution extrêmement rapide de l'affection. Cet auteur fait remarquer que l’on retrouve dans cette forme tous les types cellulaires deslymphogranulomesles plus typiques.
Pour notre part, nous estimons que c’est à juste raison que Hirschfeld a interprété son cas comme une forme de Ilymphogranulomatose. Un cas analogue (pas
tout à fait semblable), publié en 1909, avait été étiqueté.
par Beitzke « granulome mégacaryocytaire ».
Mais il est bien certain que des faits de ce genre.
laissent le champ ouvert à des interprétations diverses. Ainsi, cette lésion correspond assez bien à ce que
Ribadeau-Dumas et Dominici décrivent sous le nom de lymphosarcome avec phénomènes inflammatoires. Pour !
ces derniers histo-pathologistes la lésion résulterait de la combinaison, de l’intrication de deux processus, l’un
néoplasique, l’autre inflammatoire, qui reléveraient peut-
être d’une étiologie commune.
Forme scléreuse. — La granulomatose peut aboutir à
la formation de vastes nappes de sclérose mais jamais on ne voit un ganglion complètement transformé en tissu fibreux. Il reste toujours des vestiges du stade cellulaire du granulome sous forme d'ilots de cellules de toutes sortes : lymphocytes, plasmazellen,éosinophiles, cellules géantes mélangées. Ces amas de cellules emprisonnées dans le tissu fibreux permettront toujours de remonter à l’origine de la sclérose.
De plus, la selérose de la granulomatose est toujours diffuse, facile à distinguer de la sc/érose en Joyer de la tuberculose ganglionnaire à forme sclérosante. Cette disposition en foyer demeure très apparents alors même que l'organe tout entier a été envahi par la fibrose tubercaleuse.
Forme à prédominance de plasmazellen. — Il n'est pas très rare de voir les plasmazellen prédominer sur les autres types cellulaires, dans certains champs du moins (K. Ziegler, nous-même). Mais le polymorphisme reste néanmoins manifeste : de nombreux lymphocytes, des éosinophiles, quelques cellules endothéliales s’interposent aux plasmocytes. To È
Il n’en était pas de mème dans le cas rapporté en 1909 par Maresch et dans l'observation analogue que Vogt a publiée récemment. |
Dans le cas type de Maresch on trouva à l’autopsie des engorgements ganglionnaires généralisés et des nodules dans le foie. La rate et la moelle osseuse par- ‘ticipaient au processus, mais à un moindre degré. Les foyers étaient formés presque exclusivement de plasmazellen. Partout les lésions respectaient la capsule ganglionnaire; nulle part on ne pouvait noter le moindre caractère d’agressivité.