POUR LA COURONNE
Il le faut, jo to prio, ù Silence, dénoue Ce lien d'une année à mon carquois mêlé, Que d'un accent plus fort j'aille gonflant ma joue Et que le but soit prompt où ma flèche a volé.
Prophotiqiio au parlant feuillage de Dodone Qu'agite un dieu muet sur les chênes vermeils, 0 Silence, à présent, que la coi'de résonne D'une lyre et d'un arc en leurs travaux pareils.
Je dirai le laurier chéri des Piérides, Afin que, par mes vœux,
Clio n'ayant ouvert pour moi des bois arides, J'en courbe à tes cheveux;
Que je t'honore enfin, célébrant la Victoire,
Puisque tu n'as laissé Rien de grand qui ne fût, dans l'humaine mémoire
Par tes vers dépassé;