POUR LA COURONNE
D'un cœur athénien et d'un français courage,
Moréas, ne vas-tu, Des sots te retirant, lever en ton ouvrage
Ce Ronsard abattu,
Ce Vendômois, orgueil des Princes et le nôtre, Qui prit dedans sa main
La lyre et le laurier en rendant l'un et l'autre A l'éclatant Tliébain !
Gomme l'Egidien, je ne sens la puissance Bruissante ma voix
Qu'à louer les héros ou qui par la science S'égalerait aux rois.
Gomme envers lui Ronsard je ne veux autre peine
Que d'aller moissonner La tige au droit surgeon de Tonde riveraine,
Et que t'en couronner.
Si vraiment des neuf sœurs j'ai reçu cette audace
Y saurais-je mentir?
Et nul ne me verra, quelques vers que je fasse
Encore retentir,
A d'autres réserver ce glorieux trophée, Brillant, et, tel qu'un dieu,
Fait d'immortalité, moi qui du sang d'Orphée Ai hu le même feu!
PO m LA COURONNE. 57
Du Pf.ESSYS, qn'n sa courso un fvvvo do Diane Bion l'ocon naîtrait-on,
Encor qn'il ait di'ossé la torche amyeléane Si haut au douhle mont.
Et que forçant la Nuit (h' Ui llamnie junudle
Etendre la clarté, N'aura pas l'Hélicon et sa feuille nouvelle
Tout entier dévasté;
Ea harre de la mer, levée aux vents contraires,
Ne m'aura point jeté Trop longtemps loin du hord des sources salutaires
Par Pégase heurté.
HYMiNE POUR LA COURONiNE.
Si je nièlo aux rameaux dout Tillustro origiu(
Se vaute d'Apollou, Celui qui va tiraut au suc de sa raciue
La ceudre d'Iliou.
POUR LA VICTOIRE
Muses, l'avorisez au chant nouveau que j'orne, Et pour qu'il soit de vous l'honneur que je vous rends, De vos dons embaumez ma lèvre à pleine corne. Vierges sourdes aux cris des honteux ignorants.