‹ De la mâetamorphose des fontainesChapitre 12 sur 16 · POUR LA COURONNE · texte numérisé non relu

POUR LA COURONNE

D'un cœur athénien et d'un français courage,

Moréas, ne vas-tu, Des sots te retirant, lever en ton ouvrage

Ce Ronsard abattu,

Ce Vendômois, orgueil des Princes et le nôtre, Qui prit dedans sa main

La lyre et le laurier en rendant l'un et l'autre A l'éclatant Tliébain !

Gomme l'Egidien, je ne sens la puissance Bruissante ma voix

Qu'à louer les héros ou qui par la science S'égalerait aux rois.

Gomme envers lui Ronsard je ne veux autre peine

Que d'aller moissonner La tige au droit surgeon de Tonde riveraine,

Et que t'en couronner.

Si vraiment des neuf sœurs j'ai reçu cette audace

Y saurais-je mentir?

Et nul ne me verra, quelques vers que je fasse

Encore retentir,

A d'autres réserver ce glorieux trophée, Brillant, et, tel qu'un dieu,

Fait d'immortalité, moi qui du sang d'Orphée Ai hu le même feu!

PO m LA COURONNE. 57

Du Pf.ESSYS, qn'n sa courso un fvvvo do Diane Bion l'ocon naîtrait-on,

Encor qn'il ait di'ossé la torche amyeléane Si haut au douhle mont.

Et que forçant la Nuit (h' Ui llamnie junudle

Etendre la clarté, N'aura pas l'Hélicon et sa feuille nouvelle

Tout entier dévasté;

Ea harre de la mer, levée aux vents contraires,

Ne m'aura point jeté Trop longtemps loin du hord des sources salutaires

Par Pégase heurté.

HYMiNE POUR LA COURONiNE.

Si je nièlo aux rameaux dout Tillustro origiu(

Se vaute d'Apollou, Celui qui va tiraut au suc de sa raciue

La ceudre d'Iliou.

POUR LA VICTOIRE

Muses, l'avorisez au chant nouveau que j'orne, Et pour qu'il soit de vous l'honneur que je vous rends, De vos dons embaumez ma lèvre à pleine corne. Vierges sourdes aux cris des honteux ignorants.

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