‹ De la mâetamorphose des fontainesChapitre 13 sur 16 · II Y M N E · texte numérisé non relu

II Y M N E

Celui qui ne sait poiut par la vertu du Nombre En accordant la lyre élever des cités, Comme Amphion et comme Orphée étendre l'ombre Mouvante des forets, et des fauves domptés l^'carter la fureur qui gronde en leurs repaires. Les dieux ne furent pas bienveillants à ses pères.

Muses, ne craignez point d'accompagner mes pas.

Si j'ai du Pythien bien suivi les combats,

Laquelle parmi vous n'a ma course guidée,

0 neuf sœurs, redressant en ma droite irritée

Une llèche du sang de Nessus empestée,

Et ces cordes au fût qui ne se rompent pas?

POUR LA VICTOIRE. 61

Dosai'iiu'z iioli'c hi'as. car la vicloirc est sûre Et sur la lyre seule aireriiiissez nos doigts. Je pourrai maintenant de la plus haute voix Suivre de l'harnionie une égale mesure.

Toi qui, mettant le char dans le cercle des signes Et de la même ardeur que taisait Apollon, N'as laissé ses chevaux hattre aux traces indignes D'un autre Phaéthon;

(Jui mené par l'Aurore et les Heures compagnes Des barrières du jour aux portes de la nuit, As tout l'éclat du ciel versé sur nos campagnes En toi-même pi'oduil ;

La mer qui te reçoit après t'avoir vu naître, De ce nouveau soleil a les feux retenus, Certaine que par toi doive encore apparaître Et par elle Vénus.

Trois fois, ô Moréas, heureux, vois, la Victoire A repris son honneur aux lauriers attaché ; Si ce n'est point de toi, qui donc a cette gloire De l'avoir recherché?

Ce n'est pas pour léguer aux ondes Égéennes Son nom, ni pour l'éclat d'un sort injurieux. Que Du Plessys unit l'aile d'Icare aux siennes, Porté jusques aux cieux;

9 0UH LA VICTOIHE. 68

Mais plus près do Phéhiis qiK^ \o lils de iJédale Il n'appréhendo point de sa témérité, (^ai' il passe Neptuno et la chance inégale Du vol qu'il a tenté.

Ai-je avec cent héros an hord doré du IMiase D'un monstre dépouillé la pourpre du hélier, Et les taureaux d'airain dont le naseau s'embrase, Les pouvais-je lier?

Pour satisfaii'e au vœu des prochaines années, Si de l'Aulide encor je détourne mes pas, La fausse fermeté des roches ('yanées Ne les bornera pas.

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