MOREL
en a recueilli et publié l'observation dans la Nouvelle Iconogra-
phie de la Salpélrière 1906.
. Nous laissons de côté l’histoire clinique de cette malade qui présente la particularité d’être la seule atteinte d’une famille de sept enfants. Nous ne citerons, de la lecon de M. Raymond, que les phrases qui ont trait aux déformations.
Colonne vertébrale, — « Le:thorax ne présente rien de particulier à signaler ; existe-t-il une légère scoliose ? Il ne me parait pas, mais ilest vrai que l’on ne peut apprécier très exactement l’état de la colonne vertébrale que dans la station debout qui estici impossible. »
Membres inférieurs.— « Réflexe cutané plantaire en extension et commencement de pied creux. Le gros orteil cependant est relevé dans sa totalité, sa deuxième phalange n'étant pas fléchie comme dans le type classique. Relève bien la pointe des pieds. Ceux-ci ne sont pas ballants. Les réactions électriques sont bonnes. »
Membres supérieurs. — Force segmentaire relativement conservée ; hypotonicité très nette des divers muscles. Pas d’atro-
phie musculaire. Réflexes osseux et tendineux abolis. »
(Note personnelle. Mars 1906).
Notre examen à surtout porté sur les mains ; nous noterons cependant du côté des pieds une légère déviation en varus équin.
Mains. — La main droite et la main gauche présentent les mêmes particularités, Aussi, pour éviter des répétitions, en
décrirons-nous simplement une.
Main gauche. — Elle paraît, au repos, tout à fait normale.
Elle est plus maigre que la main du malade précédent, mais cette maigreur ne comporte pas d’atrophies localisées ; il s’agit d’un amaigrissement général,
Disons à la malade d’étendre sa main dans la position du serment. Nous allons voir que cette main copie, à peu de choses près, la précédente. Elle est moins accentuée, parce qu'elle estde date plus récente ; nous ne pouvons cependant en indiquer le début d’une façon précise ; nous la constatons et la rapportons
telle qu’elle existe actuellement.
Position de la main par rapport à l'avant-bras. — Mêmes !
remarques que dans l’observation précédente, mais la flexion palmaire est moins accentuée.
Portion métacarpienne. — Face dorsale. Relief des tendons extenseurs, et surtout de ceux limitant la tabatière anatomique.
Face palmaire. a) Talon de la main. — Eminences thénar et hypothénar non atrophiées. (Cependant, du côté droit lorsque la malade veut opposer le pouce au petit doigt, elle n’y arrive pas tout à fait. L'opposition du pouce estnormale c’est l’opposition du petit doigt qui se fait mal).
b) Talon antérieur. — Même projection palmaire des articulations métacarpo-phalangiennes. Même accentuation au niveau de l'index et de l’auriculaire et mêmes caractères des plis palmaires moyen et inférieur.
c) Creux palmaire. — Très net.
Portion digitale. — Pouce. — Le premier métacarpien esten abduction et flexion légères. Il y a extension des phalanges.
Autres doigts. — La première phalange est en hyperextension, les deuxième et troisième phalanges en flexion netle au
Menaut D)