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aux divers doigts paraissent cependant diminuer rapidement de force, comme si les masses musculaires se fatiguaient vite.
Le premier métacarpien est en abduction et flexion légères, et de ce fait le pli palmaire supérieur est fortement accentué, surtout dans son extrémité supérieure.
b) Région des articulations métacarpo-phalangiennes. — Nous trouvons ici une véritable projection en avant des articulations métacarpo-phalangiennes, analogue à celle que nous avons notée au pied au niveau des articulations métatarso-phalangiennes. Elle est sans aucun doute due à l’hyperextension de la pre-* mière phalange des doigts. Elle est moins accentuée au niveau du médius et de l’annulaire, plus accentuée au niveau de l'index, beaucoup plus encore au niveau du petit doigt, ce qui augmente la courbure naturelle de la main en gouttière et exagère les plis palmaires moyen et inférieur, surtout dans leur extrémité externe pour le premier, interne pour le second. Par suite de cette projection en avant des articulations métacarpo-phalangiennes, les trois petites bosses de tissu cellulo-graisseux qui limitent la main au niveau des espaces interdigitaux ont disparu.
c) Région du creux de la main. — Entre ces deux parties, se trouve un creux palmaire plus profond qu’à l’état normal. Cette exagération du creux palmaire doit évidemment recevoir l'explication suivante : absence d’atrophie des éminences thénar et hypothérar coïncidant d’une part avec une légère flexion du premier métarcapien, et d'autre part avec la projection en avant du (talon antérieur » de la main : mais il semble qu'en outre de ces deux causes qui, accentuant les contours du creux palmaire, en augmentent par là-même la profondeur on puisse
incriminer en partie là disparition du tissu cellulo-graisseux qui
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normalement recouvre les tendons fléchisseurs. Nos doigts arrivent en eflet trop facilement sur ces tendons et le plan osseux sous-jacent des métacarpiens.
Portion digitale, — Pouce. — Nous avons déjà noté l’abduction et la flexion légères du premier métacarpien. La première phalange est en extension ainsi que la deuxième, tant à la main gauche qu'à la main droite.
Doigts. — Main gauche. — Flexion dorsale des premières phelanges, flexion plantaire des deux autres ; cette flexion plantaire des deux dernières phalanges est surtout accusée au médius et àl'’annulaire, elle est moins nette à l'index.
Main droite. — Même position des doigts qu’à la main gauche; mais l'index peut être ici considéré comme étendu en totalité.
Les doigts sont en même temps en abduction par rapport à l’axe des deux mains. |
Tenir la main dans cette position fatigue rapidement le malade, ainsi que toute extension prolongée des doigts ; aussi ‘sa position de repos préférée est-elle la flexion des doigts dans la main.
Examen de la force musculaire. — Avant-bras. — La flexion et l'extension de l’avant-bras sur le bras sont vigoureuses ; la flexion de la main, la pronation et la supination normales ; l'extension très légèrement affaiblie. Les masses musculaires se contractent bien ; elles sont résistantes, nullement amaigries.
Main. — Fléchisseurs. — Dynamomètre, Main droite : 31;
Main gauche : 25.
Ces chiffres peuvent paraître un peu faibles, mais
il ne faut pas oublier qu'il s’agit ici d’un malade au lit depuis trois ans et dont les muscles n’ont jamais eu l’occasion de se développer ; d’ailleurs cette légère faiblesse passerait inaperçue à un examen superficiel, car le malade donne vigoureusement une poignée de main et quand on essaie d'ouvrir son poing fermé, on éprouve autant de difficulté que chez un homme normal. C’est pourquoi nous conclurons à l’intégrité absolue des muscles du mécanisme de la flexion.
Extenseurs. — Ils paraissent diminués comme force ; on fléchit facilement les doigts malgré le malade, et on s'oppose sans peine à ce qu'il ouvre son poing fermé. Ce fait est assurément à rapprocher de la fatigue rapide que le malade éprouve dans une extension prolongée et de la légère flexion palmaire de la main dans la position du serment.
Muscles des éminences thénar et hypothénar. — Nous en avons déjà parlé, ils paraissent normaux.
Mouvements d'abduction et d'adduction des doigts par rapport à l'axe de la main ; mouvements de flexion et d'extension des pha- - langes examinées séparément. — Tous ces mouvements se font bien et avec une certaine force. Cette force n'est-elle pas inférieure à la normale? Un examen aussi grossier de muscles aussi délicats que les interosseux et les lombricaux ne pourrait conduire à une conviction sûre que si la force musculaire était très sensiblement diminuée ? ce n’est pas le cas ici. Cependant notre impression est que ces deux groupes de muscles sont parésiés.
Articulations, — Les articulations de la main sont souples,
relächées. Le relâchement des articulations métacarpo-phalan-
giennes est tek que les doigts sont amenés sans peine à angle droit en flexion dorsale ; cette position augmente la projection en avant du talon antérieur de la main.
Sensibilité. — Les sensations de piqûre, de chaleur, de froid sont bien perçues et bien localisées, Le sens articulaire n’est pas, comme aux pieds, altéré. Il y a quelques phénomènes de paresthésie ; le malade confond facilement des étofles de tissu tout à fait différent, mais c’est surtout le sens stéréognostique qui paraît atteint. A la vérité le malade reconnaît un sou, un crayon : en revanche, toutes les fois que nous lui avons mis dans la main une montre, il l’a invariablement prise pour «une petite boîte carrée » ; une boîte d’allumettes en métal à angles très arrondis a été désignée sous les mêmes termes. Nous croyons pouvoir affirmer la franchise du malade que nous connaissons depuis longtemps ; peut-être un sou, un crayon lui ont-ils été plus souvent présentés et lui sont-ils plus familiers.
Réflexes. — Osseux et tendineux abolis.
Symptômes négatifs. — Pas de douleurs spontanées.
Pàs de sensation de froid, de contractures comme aux pieds.
Pas de troubles trophiques.
Troncs nerveux non douloureux.