Soca
dire qu’il pourrait en totalité ou en partie devenir une déformation fixe, si bien que non seulement il ne disparaîtrait pas par la station debout, mais encore que ses articulations Opposeraient une force invincible aux mains qui tenteraient de les mobiliser.
En voici quelques exemples :
(Rutimeyer. — Virchow’s Archiv. Bd. CX, $. 215,
1er cas de Rutimeyer).
Henri K..., début six à sept ans. Mort dans sa vingtième année. Cypho-scoliose très prononcée. Dans les dernières années de sa maladie, paralysie complète des membres infé- -rieurs avec atrophie musculaire. Flexion dorsale des orteils.
À l’autopsie : « Amaigrissement profond des membres infé-.
$ ne . A . , rieurs qui étaient flasques au toucher. Pied équin varus qu’on
ne peut mettre dans une autre position ».
Déformation fixe, il est vrai. Mais sa constatation à l’autopsie lui enlève toute valeur. Même observation pour le deuxième cas de cet auteur.
(Everett Smith, de Boston).
« Clara, cypho-scoliose. Elle avait une paralysie complète des membres inférieurs ; les deux pieds sont dans la position d'équin varus, et les articulations sont immobiles comme si
elles étaient frappées d’ankylose. Les muscles des cuisses et
des mollets sont dans une contraction telle que les membres
inférieurs sont absolument tordus. »
Rien ne prouve que cette femme ne soit hystérique ; d’ailleurs, « on ne saurait être autorisé à considérer l’observation d'Everett Smith comme appartenant à la maladie de Friedreich » (1).
Dans un des cas de cet auteur, le malade
Bury.
étant debout on pouvait introduire la main sous le pied, tant le creux plantaire était accentué. Dans un autre, non seulement il y avait contracture des pieds mais aussi des mains. Soca les cite dans sa thèse comme cas de maladie de Friedreich avec contracture.
Mais Bury lui-même ne considérait pas ces cas comme des cas de Friedreich.
(Chauffard.)
«Georges C... Les pieds sont en équinisme forcé avec une forte convexité du tarse et exagération notable du creux plantaire. Le gros orteil est retroussé avec flexion dorsale de la première phalange, flexion plantaire de la seconde. L’équinisme s'accompagne d’un léger degré de varus et ces déformations sont tellement fixes que tout redressement du pied ou mou-
vement des orteils est impossible. »
Plus loin M. Chauffard ajoute : « C’est là un cas curieux, une modalité nouvelle de la maladie de Friedreich... »