DEUXIÈME GROUPE
Obs. LXXIII. (Docteur a ddison; Médical Times and Gazette, 1855.) — Observation très-incomplète, car elle ne dit pas si les symptômes caractéristiques avaient existé ; on mentionne seulement que la coloration bronzée n'existait pas.
A l'autopsie, on a trouvé un noyau cancéreux dans les capsules.
Obs. LXXIV. (Docteur Delpierre ; Gazette des hôpitaux, 1856.) — Femme âgée de quatre-vingt et un ans, atteinte d'un cancer multiple ayant débuté par le clitoris ; pas de peau bronzée.
Autopsie. — Masses cancéreuses des capsules.
Obs. LXXV. ( Docteur Puech ; Académie des sciences 1856 ) - Femme âgée de vingt-huit ans, admise plusieurs fois à l'hôpital de Toulon pour des accidents syphilitiques, et ayant succombé rapidement à des accidents cérébraux qui étaient venus compliquer une phthisie pulmonaire.
A l'autopsie, on constate sur le ventre et la poitrine de larges taches brunes ; les capsules sont saines.
Obs. LXXVI. (Docteur Puech ; Académie des sciences 1857 ) — Homme âgé de cinquante-quatre ans, affecté d'une syphilis ancienne • coloratim. bronzée de la peau; faiblesse, nausées ; contracte une dvsen " um, et succombe à une péritonite consécutive à une perlbraiion iutesii-
Autopsie. — Le& capsules sont saines.
OBS. LXXVII. {S^«>.i-m,M ;BuUclm,delaS<.cl^M analomigue,
1857.)— Homme atteint d'un cancer du foie, de l'estomac et des capsules .s:ms avoir présenté de coloration bronzé^. Les symptômes présentés par ce malade n'ont jamais été ceux de la maladie d'Addison.
Obs. LXXVIII. (Ogle; Médical Times and Gazette, 1857.)— Femme raorte de phthisie pulmonaire.
A l'autopsie, les capsules étaient envahies par un dépôt scrofuleux, sans (la'il y ait eu de coloration bronzée, ni de symptômes ordinaires de la maladie d'Addison.
Obs. LXXIX. — (Dayot ; Société anatomique, 1857.) — Homme âgé de îrente-cinq ans, entré à l'hôpital pour un abcès froid et mort de congestion pulmonaire. Pas de coloration bronzée.
Autopsie. — Les capsules surrénales sont volumineuses, endurcies, l ougeàtres au centre, jaunies à la périphérie. M. le professeur Ch. Robin y reconnaît un dépôt de matière amorphe déposé entre les cellule», et les masquant au centre, mais moins à la circonférence.
Obs. LXXX. — (Letenneur, de Nantes; Gazette des hôpitaux, 1858.) flomme entré à l'hôpital pour un cancer parotidien. Pas de coloration hronzée.
Autopsie. — Cancer du pancréas, noyaux cancéi'eux dans les deux reins; la capsule droite est remplacée par une masse encéphaloïde, la gauche par (quatre petites tumeurs ne laissant entre elles qu'une portion insignifiante de tissu normal.
Obs. LXXXL — (Docteur Sloane ; Oazette des hôpitaux, 1 858. )^Femme llgée de vingt et un ans,'atteinte de tubercules pulmonaires et d 'une affection (les reins; quelque temps auparavant, elle a eu une affection du foie accom*pagnée d'iclère; depuis lors, la peau n'ajamais repris sa couleur normale. A son entrée à l'hôpiial, on constate une coloration bronzée, plus intense à la face interne des cuisses et à l'abdomen que partout ailleurs; les conjonctives sont blanches, ce qui ôte tout de suite l'idée d'uû ictère. Pas de démangeaisons, pas de desquamation; douleur à l'épigaslrc, vomissements, diarrhée. La malade s'affaiblit de plus en plus jusqu'à la mort.
Autopsie. — Tubercules dans les poumons, les ganglions mésentériques et dans le rein droit; rien dans les capsules. Il n'est pas question du foie dans l'autopsie.
OBS. LXXXIL — (Luton; Mémoires de lu Société de biologie, 1856.)
— Femme âgée de cinquante-sept ans, présentant tous les signes de la tubercuiisation la pins avancée. Elle présente un masque comme les femmes enceinles; en outre, çh et là, on remarque une coloration de nuance sépia, A la face dorsale des mains et des poignets, la coloration eM d'un brun sale.
Autopsie, — Les poumons sont désorganisés par la dégénérescence tuberculeuse. Rien dans les capsules. La peau n'a pas été examinée au microscope.
Obs. LXXXIII. (Hoctenr Bail; Soc. anat., 1858.) — Homme âgé de trente-six ans, forgeron, santé habituelle excellente; excès alcooliques; pas de fièvre intermittente, malgré un séjour de douze ans en Afrique. En 1855, violenté attaque de choléra; depuis lors, sa santé ne s'est jamais complètement rétablie; conditions hygiéniques excellentes; en 1857, pleurésie droite, depuis, toux habiluelle.
En 1858, pendant son séjour à la Piiié, on remarque, malgré la coloration foncée du visage brûlé par le soleil, un grand nombre de petites taches en apparence ecchymoliques, siégeant sur le front, le çuir chevelu, les parties latérales et postérieures du cou; rien sur les autres parties du corps.
Quelque temps après son entrée, ictère avec fièvre; augmentation du volume du foie ; vomissements; ecchymoses sous-cutanées; prosti'ation ; pas de délire; diarrhée abondante et fétide, dans les derniers temps de sa maladie; délire, puis mor{.
Autopsie. — Outre des altérations considérables siégeant dans les autres organes, on constate un cancer de la capsule surrénale gauche ; la droite est saine; eu outre, on trouve un cancer du pylore,
Obs. LXXXIV. (Inédite, due à l'obUgeance de mon collègue et ami- J. Meunier qui l'a recueillie dans le service de M. le docteur Vulpian^ à la Salpêtrière.) — Angélique.!.., âgée de soixante-dix-huit ans, célibataire, entrée à la Salpêtrière le 30 mars 1863, et à l'infirmerie le 13 avril suivant, '
A l'âge de seize ans, elle a eu trois fois ses règles; depuis cette époque, elle ne les aurait jamais plus revues. Son père est mort i\ l'âge de soixantesix ans d'un asthme, sa mère est morte en couches, ses frères et ses sœurs sont morts jeunes; on ne peut donner aucun renseignement.
Jamais de douleurs rhumatismales fixes ; depuis quelque temps, divagation dans les idées ; depuis un an, la malade s'afl'aibUt beaucoup elle vivait mal; elle a été en proie à de grandes privations; depuis longtemps, elle tousse. A son eutrée à l'infirmerie, M. Vulpian constate de la maUtc sous
— vola clavicule droite ; à l'auscultation, l'oreille perçoit de gros râles humides au sommet du poumon droit, en avant et en arrière; au sommet gauche, expiration prolongée. Les jambes sontœdématiées depuis un mois; la peau présente une coloration noire très-évidente, surtout sur le dos et les bras. D'après la malade, cette coloration n'existerait que depuis quinze jours ou trois semaines; souvent elle a de la fièvre le soir; les bruits du cœur sont un peu irréguliers; au premier temps et à la base, il existe un bruit de .souffle; les urines ne contiennent pas d'albumine.
Depuis quelques jours, diarrhée assez abondante qui persiste encore aujourd'hui.
26 avril. — La diarrhée persiste encore. La malade éprouve un malaise dont elle ne se rend pas bien compte. Hier on a remarqué un peu de divagation, cependant l'état général paraît encore assez hon. La teinte brunâtre est tout aussi prononcée que lors de son admission.
22 mai. — On met la malade à l'usage de l'huile de foie de morue. Depuis qu'elle est à l'infirmerie, elle a fréquemment des sueurs abondantes, visqueuses, surtout vers le soir.
21 août. — Un peu de diarrhée depuis quelques jours. On a supprimé l'huile de foie de morue et on lui donne du sous-nitrate de bismuth. L'huile de foie de morue a produit, du reste, jusqu'à ces derniers temps, une grande amélioration soit dans l'état général, soit même dans l'état local pulmonaire. La malade a repris des forces, se lève toute la journée et mange d'un assez bon appétit. La teinte gi isâtre a disparu des mains et des avantbras et a beaucoup pâli à la région dorsale.
octobre. — L'état général est assez bon. La coloration brunâtre est encore accusée au dos.
Obs. LXXXV. — Cette observation, que j'ai recueillie l'année dernière dans le service de M. Frémy, à l'hôpital Beaujon, est publiée dans les Bulletins de la Société anatomique de l'année 1863.
Il s'agit d'un homme de cinquante-neuf ans, entré à l'hôpital Beaujon le 18 janvier 1862 et admis salle Beaujon, service de M. Frémy. Cet homme était atteint d'un cancer occupant la partie inférieure de l'œso phage, affection à laquelle il a succombé.
Le 9 février, quelques jours avant cette terminaison funeste, la peau avait pris, par places, une coloration bronzée très-manifeste. A l'autopsie, les capsules surrénales, examinées au microscope par le docteur Gubler, furent trouvées intactes.
Obs. LXXXV {bis). — M. Wormsa pr^sent^à la Société anatomique,
dans le mois de février 1863, les capsules surrénales d'un homme ayant succombé à une tuberculisation pulmonaire. Les deux capsulessurrénalesélaient toutes deux triplées de volume et d'une dureté considérable ; le tissu cellulaire environnant était épaissi ; à l'intérieur, à quelques points près, elles étaient transformées en une masse caséeuse qu'on pouvait diviser en noyaux séparés, ramollis à leur centre et remplis d'un pus jaunâtre et crémeux. Ces noyaux avaient évidemment subi la transformation tuberculeuse. Pas de coloration bronzée du tégument externe pendant la vie.