‹ De la maladie de Morton: ou métatarsalgieChapitre 10 sur 47 · SAP TT · texte numérisé non relu

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SRE

Mais nous remarquons que les observations publiées plus récemment sembleraient contredire ces données. En effet sur 25 cas relevés dans l’ordre où ils se présentaiént, on note 15 hommes et 10 femmes. :

Nous devons donc être très réservé sur la fréquence de l'affection dans le sexe féminin. La seule conclusion qui nous est possible de tirer, c’est que si jusqu'ici la proportion a été plus forte chez les femmes, elle n’est pas telle qu’onla dit.

Age. — Dans les travaux de Morton, on trouve un

cas où l'affection a débuté à 14 ans, Peraire cite une

jeune fille qui aurait été atteinte à 18 ans. Lamacq note

même un cas qu'il aurait constaté à 10 ans.

D’autre part nous trouvons des cas se produisant chez

des malades âgés de plus de 40 ans.

Mais toutes ces observations ne nous donnent que des faits exceptionnels, et lon doit reconnaître que l'affection se rencontre le plus souvent à l’âge adulte de 20 à 30 ans.

Hérédité. — On rencontre dans les observations de maladie de Morton des cas où l’hérédité directe ou collatérale peut être mcriminée. G. Morton en cite 2 cas, dans le premier nous voyons la maladie frapper le père et la fille et dans l’autre ce sont les deux sœurs qui sont atteintes. S. K. Morton note une tante maternelle et une sœur. G. Lassere dansla Gazette des Hôpitaux (1897) peut grouper dans un même cas la mère deux filles et un fils. On consultera à cesujet le mémoire de Féré qui apporte à son tour deux observations: (obs. Il

et IIL. Grand’mère et petit-fils).

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Profession. -- Il semblerait au premier abord que les professions, où le pied travaille plus spécialement, prédisposeraient à la métatarsalgie. Or ilrésulte de lensemble des observations que l’on rencontre la maladie beaucoup plus fréquemment chez des gens aisés, ne subissant aucune fatigue, sédentaires. C’est ainsi que

lon peut remarquer l’enquête faite à ce sujet par Mor-

ton chez les cordonniers ; d’autre part Billings constate :

que jamais les soldats n’en sont atteints.

Causes déterminantes.— Nombreuses sont les observations indiquant que le traumatisme de quelque nature qu’il soit, exerce une action bien déterminante sur la production de cette affection.

Dans l'observation IV, de Féré, la maladie survient parce que la malade a eu le pied pris dans une porte. Dans notre observation IX, que nous reproduisons d’après Féré, elle éclate parce que le sujet a frappé du pied avec colère.

Dans l’observation II de Peraire et 1 Mally l'affection apparaît parce que le sujet à dansé pendant deux nuits,

dans leur observation IV l'affection est due au port de

sabots trop étroits, dans les observations V et VII ce

serait un faux pas qu ilfaudrait incriminer comme cause déterminante de la malad: e.

De même se rattachent à des traumatismes des observations de Thomas G. Morton dont nous publions la traduction à la fin de ce travail : observation V : La malade a marché sur une large pierre qui glissa sous son pied et la força à faire porter tout le poids de son

corps sur le pied droit. Observation VI‘: La cause dé-

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