‹ De la maladie de Morton: ou métatarsalgieChapitre 13 sur 47 · PE PRIT PO ENS · texte numérisé non relu

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L’Obs. X (Thomas G. Morton) nous rapporte un autre genre de traumastime, Après une partie de lawn-tennis, où elle était tombé à plusieursreprises sur la plante du pied pendant le jeu, la malade rentre chez elle, se sentant très fatiguée ; après un repos de trois heures elle essaye de marcher, mais ressent alors une sensation bizarre, « comme si quelque chose avait cédé entre les orteils et le talon », et depuis son état s’aggravant, elle perd peu à peu la possibilité de marcher. Obligée de porter des béquilles, elle se décide à être opérée.

Voici enfinle cas (obs. XII. S, A. Morton) d’une servante Irlandaise qui tombe dansles escaliers et heurte | violemment son pied gauche. Elle éprouve une douleur intense dans la région de la base du 4° orteil le pied devient le siège d’une douleur sourde, comme une brûlure, qui gagne feu à peu la face antérieure du ti-

bia, où elle devient très intense. Toute marche est

impossible. La malade, soignée pour une périostite du

tibia, ne guérit que longtemps après par l’ablation de

Particulation douloureuse.

La maladie peutégalement commencer sans traumatisme iritial : Par le port d’une chaussure défectueuse ou serrée : ;

Madame S. C., missionnaire au Japon (obs. XIII. Thomas. S. K. Morton) fait une promenade dans Tokio, portant aux pieds une paire de souliers neufs à talons très hauts. Elle ressent une légère douleur, qui gagne peu à peu en intensité et devient si vive qu’elle a les plus grandes difficultés à terminer la promenade. La douleur siège au pied droit dans la région de Particu-

Caizergues 2

SUR QUES lation métatarso-phalangienne du 4 orteil. Depuis elle a de nombreux accès douloureux, qui nécessitent uue intervention chirurgicale.

Dans d’autres cas c’est à la suite d’une marche prolongée que l’on voit apparaître l’affection : 4

Monsieur M..(obs. IV. Féré) est pris au cours d’une marche d’une vive douleur siégeant au côté externe de l’articulation métatarso-phalangienne du 4 orteil du pied droit. Les souffrances sont si vives que la marche devient très pénible; qu'il est forcé de s’arrêter, d’ôter sa chaussure et de mettre son pied bien à plat sur le sol : Ce qui apaise la douleur. Depuis il a d’autres accès se produisant dans les mêmes conditions. Enfin dans quelque cas on la voit survenir sans cause déterminée.

Monsieur Henri H.(obs. XIV Bosc), 21 ans, est pris sans cause appréciable, dans la rue, d’une violente douleur au niveau de l'articulation métatarsienne du 4 orteil, « Dès que le mouvement de flexion des orteils du pied droit se produit,le talon étant soulevé, la douleur reparait, vive, atroce. À. éprouve le besoin impérieux d'enlever la chaussure »; ce malade est neurasthénique.

Dans le cas de Mme X. (Obs. VI Lamacq.) la douleur s'établit peu à peu, le pied droit devient plus douloureux au cours de la marche, puis progressivement les souffrances deviennent si vives que la malade est sou vent obligée d’enlever sa chaussure. Il faut noter que cette dame est une marcheuse infatigable, et qu'habituée aux montagnes, jamais elle n’a vu apparat-

tre sa douleur au cours de ses excursions.

DS © DegCRIPTIÔN

1 Des douleurs revenant sous forme d’accès ; Loealisées au niveau d’une articulation métatarsophalangienne ; g ; Apparaissant en général à l’occasion de traumatis-

mes, du port de chaussures, de marche ou de fatigues ;

oc: e Ar < : :

4 = Disparaissant par le repos ou lenlèvement des chaus-

D. : sures; - Aucun trouble local ne coïncidant avec les accès 0 douloureux; :

Tels sont les caractères de la maladie de Morton. Un beau cas nous en est fourni par une observation.

de M. le professeur Duplay.

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