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ton ; comment l’exp'iquer autrement que par une légère entorse ayant provoqué une augmentation de laxité au niveau du cinquième métatarsien, plus exposé que les autres à des traumatismes de par sa situation. Cette mobilité du 5° métatarsien a été constatée dans. un cer-" tain nombre de cas, en particulier dans celui de M. Marion. | Mais il est évident que cette-explication n’est accep-
table que pour les cas où la douleur siège au niveau L #
du quatrième métatarsien ; dans les cas où elle siège
ailleurs, il est fort possible qu'il faille invoquer la laxité du ligament transverse du métatarse, ou une laxité des articulations tarso-métartasiennes permettant l’aplatissement de l'arc formé par les têtes métarsiennes. Ces têtes qui ne sont pas comprimées latéralement, à cause de leur situation à des hauteurs différentes (différentes non plus dans le sens transversal comme l’entendait Morton, mais dans lesens vertical) se r'appro= chent au contraire lorsqu’elles s’abaissent et se placent
sur le même niveau ; qu’un seul métatarsien s’abaisse,
il déterminera la localisation de la douleur. Ceci ex-
plique très bien pourquoi la semelle convexe conseillée par M. Gallois a complétement soulagé son malade : elle empêchait les têtes métatarsiennes de se placer au même niveau et par conséquent dese comprimer latéralement.
Cela explique également que chez certains malades la douleur n’apparatt qu'au moment de la marche, alors que la pression effondre larc métatarsien.
Nous avons dit qu'il fallait non seulement tenir
Ce
ET
compte des causes locales mécaniques, mais aussi des causes générales. Celles-ci jouent en effet, nous l'avons vu dans l’étiologie, un rôle important. Dans un grand nombre d'observations il est dit que les malades sont des nerveux, des neurasthéniques, des hystériques ; il se peut que ces antécédents nerveux aient une part dans le développement de la métatarsalgie, et surtout ans l'intensité des phénomènes douloureux. De même qu'il est si fréquent de voir des gens atteint.de varicocèle souffrir beaucoup, alors que d’autres atteints de varicocèles semblables souffrent peu ou pas du tout.
Il est bon de signaler aussi que dans quelques cas la métatarsalgie a créé la neurasthénie ou tout au moins l’a développée d’une façon excessive.
Enfin comment expliquer ces douleurs persistantes que certains malades accusentalors même que la chaussure, cause de compression a été enlevée ? Au premier abord ces faits paraissent en contradiction avec la théorie que nous admettons. Cependant ils sont faciles à expliquer, et tous les auteurs sont à peu près d’accord pour admettre qu’il s’agit de douleurs de névrite con= sécutive à l’irritation longtemps répétée des filets nerveux.
Pour nous résumer, nous conclurons donc que la maladie de Morton est due à la compression des nerfs entre les métatarsiens et en particulier entre les têtes mélatarsiennes. Cette compression est occasionnée soit par une mobilité normale ou pathologique (provoquée par un traumatisme ou le port de chaussures trop
serrées) du cinquième métatarsien, d’où localisation si
A) Den
fréquente au niveau du 4° mélatarsien, sort par une laxité du ligament transverse des articulations tarsométatarsiennes, qui permet aux têtes métatarsiennes, pendant la marche ou la station debout, de s’abaisser et de se placer sur un même plan horizontal, dans lequel elles seront camprimées, au lreu de rester dans des plans différents, comme cela est de règle. Enfin il est possible qu'à la suite de déformation spéciales des métatarsiens d’origine variée, inflammatoires (rhumaüsme, qoutte), traumatiques (fracture d’un métatarsien), la compression se produise et donne lieu au syndrome de la métatarsalgie.
D'autre part la maladie de Morton comme toutes les affections douloureuses, trouve un terrain extrêmement favorable à son développement chez les sujetsnerveux. Mais on n’en saurait en conclure que l'affection est d’o-
rigine nerveuse générale.