DIAGNOSTIC
Le diagnostic de ce syndrome absolument particulier que désigne la maladie de Morton, est en réalité facile pour le praticien qui en a étudié les caractères spéciaux. Une douleur vive, au niveau d’une on plusieurs articulations métatarso-phalangiennes, apparaissant brusquement pendant la marche, ou au moment où le malade met le pied dans ses chaussures, cessant avec l’enlèvement de celles-ci, facile à reprodufre par le pression en un point donné et ne correspondant à aucun symptôme physique local important,permet d'affirmer la métatarsalgie.
L'absence de signes physiques, de rougeurs, de qonflement fera éliminer /es abcès de la plante du pied, les /ésions syphilitiques ou tuberculeuses des têtes métatarsiennes et articulations correspondantes, les marfestations goutteuses, ou rhumatismales, les synovistes des fléchisseurs. De même la notion d'un faux pas, d’un traumatisme, la coïncidence d’une ecchymose, d’un gonflement fera distinguer la coatusion du pred, les entorses de l’une ou l'autre articulation d'avec la méta-
larsalqie.
Lt
DHSLE
RMC
IUn’y a pas lieu il nous semble de s'arrêter autrement à ces divers diagnostics différentiels. Pour éviter l’erreur il suffit d'une part de connaître la métatarsalgie, d'autre part d'examiner soigneusement le pied doulou- Ieux pour reconnaître si oui ou non les douleurs accusées par le malade sont le fait d’une lésion bien caractérisée, ou sont sous la dépendance d’une simple compression nerveuse.
Nous-ne pensons pas non plus que l’on puisse confondre certaines affections douloureuses névralgiques
du pied, sans lésions, comme la falalgie avec la ma-
ladie de Morton. Le siége de la douleur est trop diffé-
rent pour qu'il soit utile d’insister.
Le siège de la douleur dans le pred plat valqus
douloureux, (tarsalgie des adolescents) est également
très différent de celui de la métatarsalgie, et d’autre part l’existence de la déformation du pied, de la profession et de l’âge du malade, permettront d'éviter une confusion.
La scratique,onle sait, peut déterminer des douleurs au niveau de la région plantaire : mais celles-ci s’accompaguent d’autres points douloureux sur le trajet des nerfs, points bien localisés et que la pression révèle facilement. Et d’ailleurs ces douleurs ne sont influen-
cées ni par la marche, ni par le repos.
Il sera bien moins aisé d'établir un diagnostic avec
- lérythro-mélalgie ; d’abord parce que cette affection
sur laquelle a surtout insisté Weit Mitchel est moins connue. Comme son nom l’indique la douleur quicarac-
térise l'affection et qu’on trouve localisée au point
d’appui interne ou externe du pied s’accompagne d’une rougeur due à des troubles vaso-moteurs, qui permettra de la distinguer.
Difficiles aussi à reconnaître seront les douleurs du tabes dans le cas où elles se localiseraient au pied, et seule la recherche des autres signes de la maladie pourra en montrer la nature.
De même il est possible que des névralqies dans le cours de maladies infectieuses ou d’intoxications chro-
* niques, puissent être confondues avec la métatarsalgie. Seule l’étude consciencieuse de la douleur, de ses localisations, des causes qui la provoquent, de la manière de la réveiller, pourront mettre sur la voie du diagnostic. |
On a signalé à la plante du pied des fwbercules souscutanés douloureux. Peut-être la douleur occasionnée par eux pourrait être confondue avec celle de la métatarsalgie ; cependant l’examen fera constater que la pression réveille la douleur en un point particulier, ne correspondant pas ‘aux têtes métatarsiennes, point au niveau duquel la palpation fera reconnaître une petite tumeur,
Le diagnostic de la maladie de Morton une fois établi, on le complétera en déterminant {° la forme (qrave, moyenne, bénigne) sous laquelle elle se présente, 2° Son siège, indication que du reste le malade fournira de lui-même, importante à retenir au point de vue du traitement. Enfin on pourra rechercher la cause de
l'affection, ceci surtout dans un intérêt scientifique, car le traitement n’en sera pas modifié, tout au moins
le traitement curatif.
3 Hs D eco
{wléae se ve:
PER VS SOON NET PU OT ERP PP ESP ER POP IT PP PARTNER RS SES NT DUT PR PRET