OBSERVATION VI
= Thomas G. Morton. — Id.
En mars 1873, je vis Mlle H. S..., âgée de 26 ans, qui, quatre ans auparavant, s'était tordu le pied droit sur une pierre ; elle avait immédiatement éprouvé de la douleur, accompagnée d’un léger gonflement et d’un peu de rougeur. À partir
de ce moment, il persista toujours une douleur au niveau du
pied. s
La douleur est rapportée à la tête du quatrième métatarsien, elle est continue mais augmente considérablement par le port des tu Er tandis que leur enlèvement la calme immédiatement. La malade ne peut marcher qu'en boîtant.
Mon ami, le D: Hunt, examina plusieurs fois ce cas ; ;il à toujours constaté la douleur au niveau de la tête du quatrièrae métatarsien et de la base de la pbalange correspondante. La pression dans cette région provoque les plus vives douleurs qui s'étendent à tout le membre ; les douleurs
étaient les plus fortes lorsque la pression s’exercait latéralement par un doigt introduit entre le quatrième et le cinquième orteil. >
Le repos et des applications quelconques n'avaient jamais | soulagé le malade. Aussi, fûmes-nous d’avis avec le D: Hunt de proposer la réseclion de l'articulation douloureuse.
Opération. — Le 22 mars 1873, après éthérisation, une incision de cinq centimètres de long fut faite à la partie externe du tendon extenseur du quatrième orteil ; l'articulation métatarso-phalangienne fut mise à nu et réséquée ; j’enlevais un demi-centimètre d'os environ sur le métatarsien etla phalange. Suture avec fils d'argent. ;
Cicatrisation au bout de cinq semaines. L'orteil étant raccourci d'un demi-cemirnètre à peu près. La malade a depuis
visité deux fois l'Europe et n’a plus jamais souffert.