‹ De la mannite et de ses éthersChapitre 9 sur 19 · III. — Produit volatil de 75 ù 80 degrés · texte numérisé non relu

III. — Produit volatil de 75 ù 80 degrés

Matière employée. 0,229

lodure d'argent.. 0,338

ou en centièmes :

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Les analyses 1 et 11 donnent les nombres se rapportant exactement à l'éther iodhydrique ; l’analyse III correspond à un mélange de ce premier composé et d’éther isopropyliodhydrique.

3. J’ai vérifié les principales propriétés de l’alcool ordinaire sur le composé primitif volatil de 76 à 81 degrés.

Ce produit, traité par l’acide chromique en solution, donne d’abord

de l’aldéhyde, si facilement reconnaissable par ses propriétés, puis de l’acide acétique. Chauffé avec l’acide sulfurique concentré, cet alcool dégage une certaine quantité de gaz, dans lequel j’ai pu constater la présence de l’éthylène C 4 H‘. Le gaz recueilli sur la cuve à mercure a été d’abord débarrassé des acides sulfureux et carbonique qu’il contenait au moyen de la potasse ; il a été agité ensuite avec de l’acide sulfurique bouilli, qui a déterminé une absorption immédiate de gaz propylène C 6 H 6 , Le résidu de cette opération a été traité parle brome sur la cuve à eau. Il y a eu alors une nouvelle absorption correspondant à la formation de bromure d’éthylène C 4 H 4 Br 2 . Le dernier résidu gazeux ne contenait plus que de l’oxyde de carbone et un peu d’air.

Telles sont les principales réactions à l’aide desquelles j’ai caractérisé l’alcool ordinaire.

3° Alcool isohexylique C‘ 2 H l4 0 12 . — Le produit le moins volatil de la réaction de l’amalgame sur la glycose, passant de 138 à 145 degrés, est formé par un hydrate de l’alcool isohexylique, qui m’a paru identique avec celui obtenu dans la réduction de la mannite et de la dulcile (mélampyrite) au moyen de l’acide iodhydrique (1).

2. L’alcool isohexylique que j’ai obtenu possède une odeur aromatique particulière, douce, et qui n’a rien de comparable avec celle de l’alcool de fermentation. 11 est assez soluble dans l’eau et s’y dissout en plus forte proportion même que l’alcool’amylique; il forme une couche huileuse au-dessus de ses solutions aqueuses saturées ; le chlorure de calcium le sépare complètement de ses dissolutions aqueuses ; le carbonate de potasse cristallisé agit de même (2).

3. L’alcool isohexylique a été transformé en éther iodhydrique, bouillant entre 1(35 et 170 degrés, en chauffant cet alcool avec un excès d’acide iodhydrique très-concentré.

Ce composé convenablement purifié m’a donné à l’analyse les nombres suivants :

Matière employée. 0,.307

lodure d’argent. 0.339

ou en centièmes :

(t) Em.ENMr.VEU et Wankun, Zeistchn'ft für Chemie, t. VI, p. 274.

(2) Eiu.enmevku et Wankun, Journal für pracktische Chemie,. t. LXXXVlli, p. 294 ; 18G3.

L’iodhydrate d’iiexylène est un liquide incolore plus lourd que l’eau. Il s'altère un peu pendant les distillations; chauffé à 180 degrés pendant trois heures en tubes scellés, en présence d’une solution aqueuse dépotasse étendue ou même en présence de l’eau, il s’est transformé en un liquide très-mobile plus léger que l’eau, très-volatil et brûlant avec une flamme éclairante et fuligineuse; c’est un hexylène particulier.

Cette réaction fondamentale indique que ce produit n’est pas un alcool normal, mais un alcool d’hydratation, ou bien un alcool dérivant de l’hydrogénation d’une acétone.

à. Tels sont les produits volatils que j’ai isolés de l’action de l’amalgame de sodium sur la glycose. La lactose ou sucre de lait m’a fournis les mêmes alcools volatils en opérant de la même façon.

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