‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 58 sur 123 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

règle écrite pour les contrats, ils l'ont aussi appliquée à d’autres matières, notamment à celle qui nous occupe ; c'est pourquoi nous voyons le mariage contracté confarreatione se dissoudre au moyen de formalités analogues à celles qui avaient accompagné sa célébration, la diffarreatio. Les détails en sont fort peu connus; voici ce que nous apprend Festus à ce sujet : « Diffarreatio genus est sacrtficit quod inter € vérum et mulierem fiecbat dissolutio, dicta difjarrea- Qtio quia fiebat farreo, libo adhibito”. » On peut conjecturer, grâce aux quelques renseignements que nous possédons, que les époux se rendaient devant le foyer domestique ; là, on leur présentait un pain de fleur de farine, comme au jour de leur mariage, mais au lieu de le partager, ils le repoussaient, manifestant vraisemblablement, de cette facon, leur volonté de cesser la vie commune. Puis, d’après Plutarque, ils prononcaient des formules étranges, haineuses, effrayantes, comme une malédiction par laquelle Ia femme renoncait aux dieux et au culte du mari”. Un prêtre devait aussi intervenir pour briser le lien religieux qui existait entre les époux *.

La confarreatio étant un mode de contracter mariage exclusivement réservé aux patriciens, la diffarreatio ne pouvait être employée que par eux. Cependant elle était interdite aux flamines de Jupil'épe:

l. Festus, V° diffareatio. Voir également l'inscription d'Antium, Cuq, Etudes d'Epigraphie juridique, 1881, p. 110.

Page 1