DES ÉDITEURS
Lafaye, qui était si capable de composer lui-même un traité des opérations chirurgicales, préféra ajouter des notes à l’ouvrage de Dionis ;.il présenta ainsi à ses contemporains un livre dans lequel se trouvaient réunis, aux préceptes établis par le plus savant professeur du siècle de Louis XIV, les découvertes dont l’art s’était enrichi depuis la dernière publication du Cours d’opérations de Chirurgie. Ce que jfit Lafaye pour l’ouvrage de Dionis , nous l’entreprenons pour celui de Sabatier. Pleins de respect pour le célèbre chirurgien qui illustra la dernière moitié du siècle précédent et le commencement de celui-ci , nous pensons honorer sa mémoire en reproduisant son plus beau titre à la reconnaissance de ses successeurs., La Médecine opératoire est l’ouvragé le plus complet, le plus clair, le plus méthodique que nous possédions sur
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cette partie des sciences médicales, si importante et si difficile à bien exposer. La chirurgie a fait, depuis la mort de Sabatier, de nombreux et in contestables progrès*, mais ces perfectionnemens ne sauraient diminuer le mérite d’un écrit dans lequel de nombreuses découvertes qui signalent les époques les plus remarquables de Fhistoire de l’art , et surtout la fin du dix-huitième siècle , se trouvent rappelées , et où presque toutes les opérations sont décrites avec une lucidité que Ton chercherait en vain dans les ouvrages les plus nouveaux. La partie historique du livre de Sabatier est présentée avec cette puissance de conception , cette hauteur de vues qui élèvent l’âme du lecteur , et qui n’appartiennent qu’aux plus grands maîtres. Trente ans de publication n’ont fait que consacrer de plus en plus l’excellence de ce travail , qui est considéré à juste titre comme un chef-d’œuvre , par tous les sa vans.
Il avait toutefois besoin , pour être mis en rapport avec les connaissances chirurgicales nouvellement acquises, i° que la description de toutes les opérations fût précédée de Imposition anatomico -pa-