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cédés opératoires suivant l’ordre des parties sur lesquelles on les pratique. Ainsi j’ai commencé par ceux que l’on emploie dans le traitement des maladies qui ont leur siège au ventre, et j’ai continué par ceux dont on fait usage, dans les maladies de la poitrine, deda tête, des extrémités, et indifféremment de toutes les parties du corps. Cette marche convenait à la rareté des sujets sur lesquels ces procédés devaient être démontrés; mais elle n’était pas méthodique, parce que les diverses parties de l’ouvrage n’avaient pas de liaison entre elles , et qu’elle obligeait à de fréquentes répétitions. Je m’en étais aperçu, et j’avais exprimé mes regrets de n’avoir pas suivi un ordre plus analitique, s’il est permis de profaner ce nom par une application dont la médecine ne me paraît pas susceptible. Ce défaut est corrigé : les procédés opératoires sont rangés d’après l’application qu’on en fait aux maladies du même genre. Pour cela, j’ai dû établir des classifications dont je ne garantis pas l’exactitude, mais qui m’ont paru remplir assez bien mes vues.
Les maladies auxquelles les procédés opératoires sont applicables forment six sections : la première traite des plaies ; la seconde, des ulcères ; la troisième, des tumeurs?; la quatrième a pour objet les corps étrangers; la cinquième, les vices de conformation; et la sixième est consacrée aux amputations. On sent biçn que chacune de ces
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sections est partagée en plusieurs articles. Dans la première, par exemple, les procédés à employer dans le traitement des plaies varient selon les causes qui les ont produites, les lieux où elles sont situées , et les parties qu’elles attaquent. Dans la seconde, je parle de ceux dont on fait usage pour les ulcères simples , pour ceux qui sont compliqués, et pour les ulcères fistuleux. La troisième, dans laquelle il s’agit des tumeurs, à exigé des divisions plus nombreuses. Ces tumeurs sont faites par le sang , par la lymphe , par des liqueurs amassées dans leurs organes excréteurs , par le pus , par la graisse , par l’engorgement des parties molles et par les déplacemens qui leur arrivent, et chacune d’elles exige un traitement différent. La quatrième section , destinée à rendre compte des procédés dont on se sert pour l’extraction des corps étrangers , serait plus étendue , s’il n’avait pas été fait mention de cette extraction dans plusieurs parties des sections précédentes ; mais il me restait à parler de ceux qui se sont introduits dans les ouvertures naturelles , de ceux qui ont imprudemment été appliqués à quelque partie extérieure du corps , et de ceux qui se forment dans ses parties intérieures, et dont l’extraction exige des procédés fort compliqués. La cinquième , qui a pour objet de faire connaître les moyens de corriger les •vices de conformation , n’est pas* aussi complète que je l’aurais désiré. Pour qu’elle le fût,.
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il aurait fallu que je parlasse dés moyens dont on fait usage pour remédier aux difformités naturelles ou acquises. Ces moyens sont des machines dont il m’aurait été impossible de donner une: idée, n’ayant pas de dessins à mettre sous les yeux du lecteur. Enfin la sixième section comprend les diverses manières de faire l’amputation des membres ; ressource effrayante, mais qui conserve assez souvent la vie à ceux que l’on y soumet.
Les additions que j’ai faites ne sont pas fort nombreuses, mais elles sont assez importantes. On en jugera si on se donne la peine dé jeter les yeux- sur les articles où il est question de la rupture de la rotule, des plaies par brûlure, des tumeurs formées par la vésicule du fiel, des «abcès et des polypes du sinus maxillaire, des abcès rhumatismaux, des fistules de la glande thyroïde , de la section de la symphise du pubis , de l’application de l’opération de M. Park aux diverses articulations, de l’amputation du bras et de la cuisse dans l’article , et sur beaucoup d’autres qui avaient besoin de quelques éclaircissemens.
Ajouterai-je que j’ai tâché d’en rendre la lecture plus facile, en corrigeant quelques fautes de style, qui m’étaient échappées. J’ai dû le faire: un ouvrage de la nature de celui-ci doit être écrit avec correction et précision, et c’est ce dont je me. suis particulièrement occupé.
Il me reste à prévenir les personnes auxquelles
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cet ouvrage est destiné, que je n’ai pas cru pouvoir me dispenser d’y employer les' nouvelles mesures et les nouveaux poids. J’aurais pu y joindre les anciens, ainsi qu’il a été. fait dans un assez grandnombre d’écrits ; mais ily a assez long-temps que le Gouvernement en a prescrit l’usage pour qu’ils soient connus de tout le monde. Si quelqu’un les ignore , il aura bientôt appris que deux millimètres font un peu moins d’une ligne; que vingt-sept répondent assez exactement à un pouce, quarante à un pouce et demi , cinquante-quatre à deux , et ainsi du reste. De même un gramme vaut à peu près dix-buit grains. Ainsi la dixième partie d’un gramme, qui est désignée par le mot décigramme, vaut un peu moins de deux grains ; deux grammes valent un demi-gros ; quatre grammes , un gros ; trente-deux grammes, une once ; soixantequatre grammes , deux onces ; etc. Un litre répond à la pinte de Paris; et si c’est de l’eau, cette mesure pèse deux livres, ou bien un kilogramme, dans le langage actuel.
Il y a déjà quelque temps que la Société de Médecine , autrefois séante au Louvre , et actuellement à la Préfecture de Paris , a publié un rapport excellent qui lui a été fait par quelques-uns de ses membres, sur la concordance à établir entre les anciennes mesures et les nouvelles pour Pusage de la médecine. Il serait à désirer que ce rapport fut réimprimé aux frais du Gouvernement, et
répandu avec profusion dans les départemens. Ce serait le moyen le plus sûr pour éviter les méprises auxquelles sont exposées les personnes qui exercent une partie quelconque de l’art de guérir, et qui n’ont pas été à portée de connaître ou d’étudier les nombreux écrits qui ont été publiés à ce sujet.
PROLEGOMENES.