‹ De la menstruation, considérée dans ses rapports physiologiques et pathologiquesChapitre 17 sur 120 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

Tempéraments. — Recherches statistiques sur les tempéraments. — Age commun.. — Age moyen. — Constitutions. — Influence des localités sur les constitutions. — Couleur des cheveux. — Taille. — Appréciation de ces influences sur les jeunes personnes de la classe opulente. — Résumé.

Parmi les influences qui doivent nécessairement agir sur la puberté , il en est une dont l'action puissante nous paraît cependant très-difficile à apprécier : c'est celle des tempéraments. Si les femmes se présentaient avec tous les attributs qui ont été assignés par les anciens à ces. formes extérieures , il ne saurait y avoir d'incertitude. Mais il s'en faut de beaucoup que les choses se passent ainsi. Les organisations se détériorent, se perfectionnent, se transforment , de sorte qu'il y a de grandes difl'érences entre les qualités primordiales et secondaires du même individu observé à des intervalles éloignés.

Les tempéraments , qui sont en dernière analyse l'expression de l'organisation, varient beaucoup suivant les époques auxquelles on les examine ; ainsi tel homme , lymphatique à vingt ans , est lymphatico-sanguin à quarante ans, parce que son genre de vie , sa nourriture, sa fortune, ont changé toutes ses habitudes premières. Je ne saurais croire cependant à des transformations complètes; le germe du tempérament sanguin existait, seulement il était moins manifeste; les circonstances l'ont mis en jeu , et il s'est dessine.

Le système nerveux , si exalté dans les villes , et surtout dans les classes riches et élevées , n'imprime pas de mojdi-

fications moins nombreuses à l'organisation primitive , et l'on peut dire avec vérité qu'il est un tempérament dans un autre tempérament. Ces remai'ques s'appliquent surtout aux femmes dont la trame première disparaît derrière celle qu'ont créée les chagrins, les peines, les grossesses répétées et les maladies inhérentes à ce sexe. C'est surtout parmi les femmes qui composent la population habituelle des hôpitaux, que l'appréciation des tempéraments devient difficile ; étiolées , amaigries , fatiguées , leur physionomie s'harmonie dans une teinte uniforme de pâleur et de souffrance. Dans les rangs élevés de la société , l'élément nerveux complique beaucoup la question.

Mais en reconnaissant l'exactitude de ces observations, il faut avouer que les difficultés ne sont point insurmontables. Certes, les traits ne sont pas toujours bien saillants, mais, avec de la persévérance, on parvient à les saisir.

Pour nous diriger dans cette recherche, nous avons étudié, 1° la forme extérieure que nous paraît résumer assez fidèlement l'état fonctionnel de l'individu ; 2" la constitution ; 3° la couleur des cheveux, et l]° la taille.

Influence des tempéraments.

lill femmes appartenant à la classe pauvre de la société , forment la première partie de ce travail. L'ordre dans lequel se rangent les différents tempéraments qu'elles nous ont offerts, est le suivant :

i° Lymphatico-sanguin 163 (1) Sanguin 128

(1) Ces dénominations seraient sans doute remplacées avec avantagepar celles qui indiqueraient la prédominance d'un organe ; mais ces caractères nous paraissen,t eaçonj plus difficiles à déterminer..

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