TEMPS ET DURÉE DES SYMPTOMES
tempérament est lymphalico- sanguin^ sa constitution moyenne. Réglée à 12 ans, à la campagne, elle n'a revu que 6 ans après. Pendant cet intervalle elle a été malade; elle avait surtout de violents maux de tête ; on l'a saignée plusieurs fois. Quand ses menstrues se sont régularisées, elle les avait avec une grande force pendant /i. à 5 jours. Leur approche était annoncée par des maux de reins, des nausées, des vomissements. Le plus ordinairement, le flux apparaissait le jour, quand elle travaillait. Les flueurs blanches étaient en petite quantité. Cordiera eu II enfants ; les suites de couches ont été heureuses. A l'âge de 46 ans elle a perdu son mari ; l'impression que cette mort lui a causée a été telle , qu'elle a eu à l'instant une perte de 6 jours et de 6 nuits. Depuis cette époque elle n'a jamais revu , et n'a rien éprouvé du côté de l'utérus. Elle est entrée pour une dyssenterie.
Obs. LXVIL — La nommée Grandidier, âgée de 63 ans, garde d'enfants, née à Dannoue (département de la Meuse), est reçue , le 23 mai 1833, dans le service de M. Louis, à la Pitié , pour une paralysie des extrémités inférieures. Elle a été réglée à 7 ans et demi, et depuis cette époque l'écoulement est toujours venu régulièrement pendant cinq jours. C'est une remarque presque générale, que, quelqu'avancées en âge que soient les femmes , elles se rappellent l'époque de leur première menstruation. Jamais le flux n'a été arrêté que par les grossesses ; les couches ont été heureuses ; de /i8 à 58 ans , elle a eu des hémorrhagies presque continuelles ; sans cesse dans le sang , elle est obligée de se garnir à chaque instant. Au bout de ce temps tous les accidents cessent ; la santé devient excellente. Grandidier succombe à l'hôpital. L'examen attentif de la moelle épinicre fait par M. Barlh, ne nous montre aucune lésion
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de cet organe après une maladie d'environ trois ans. Les organes génitaux sont intacts.
Obs. LXVIII. — Le 6 septembre 1837, la nommée Goupil, âgée de 73 ans, polisseuse, née dans le département de l'Orne, est reçue à l'hospice de la Charité, dans le service de M. Rayer. Ses règles ont paru à 16 ans, mais elles ont été irrégulières pendant qu'elle était fille. Leur durée était de huit jours , et souvent leur force considérable. Après son mariage, quia eu lieu à 19 ans, ses menstrues se sont régularisées. Elle a eu quatre enfants ; les suites ont été naturelles. Vers /iO ans elle a commencé à éprouver des retards dans les époques : bientôt des pertes considérables se sont déclarées ; elles se montraient tous les deux ou trois mois, et l'obligeaient à garder le lit. Cet état a persisté trois ans; il lui est survenu à cette époque un écoulement si abondant et de si mauvaise odeur, qu'elle croyait avoir un ulcère. La première fois il a duré cinq mois, la seconde un peu moins. La matrice était lourde , pesante ; la malade y éprouvait des élancements. Elle urinait très-souvent et se plaignait de cuissons. Yers la huitième année des accidents , elle a commencé à ressentir des palpitations , des feux , des chaleurs ; tous les symptômes ont ensuite disparu, et la santé est devenue excellente. A dater de ce moment l'utérus n'a plus été le point de départ d'aucune souffrance, d'aucun désordre. Quinze années se sont écoulées depuis la fin de l'âge critique.
Ces deux observations sont intéressantes sous le rapport du long laps de temps qu'a duré la série des phénomènes qui constituent l'âge critique. Elles ne le sont pas moins à raison de la gravité des accidents qui simulaient , surtout dans le seconde , une lésion organique de l'utérus. Elles prouvent aussi que des affections prétendues cancéreuses