‹ De la menstruation, considérée dans ses rapports physiologiques et pathologiquesChapitre 76 sur 120 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Classification des lésions de la menstruation. — !• Aménorrhée primitive, par cause locale , par suppression. — 2° Dysménorrhée. — 3» Déviation des règles. — 4° Ménorrhagie. — 5° Métrorrhagie. — 6° Chlorose.

Les états pathologiques que nous allons maintenant étudier , ne constituent point des maladies liées à une altération organique connue , ce sont des symptômes qui se rattachent aux troubles fonctionnels de l'organe ; aussi les différentes dénominations qu'on leur a données exprimentelles la lorme de ce désordre. Mais quoique ces dérangements ne proYiennent pas le plus ordinairement d'une altération organique de l'utérus , ils n'en sont pas moins des maladies qui guérissent très-souvent lorsque les règles sont appelées , rétablies ou régularisées.

Les formes sous lesquelles se montrent ces diverses lésions de la menstruation, sont les suivantes :

Le flux périodique ne s'établit pas aménorrhée par ?'<?tention, aménorrhée constitutionnelle , chlorose, aménie (1) j aménorrhée primitive.

(4 ) M. Flamand , dans sa thèse Essai de classification et de nomenclature appliqué aux maladies des femmes, et particulièrement aux lésions de la menstruation , Strasbourg, 1820, a proposé une nouvelle nomenclature des lésions de la menstruation, qui nous paraît avoir de véritables avantages ; voici ses dénominations : dysménie, de Sot, difficile, et ep-tJ-n-oKy., menstrues ; aménie, de « privatif, et cy./j.-ij'Hx; ischoménîe, de taxùjfje retiens, et f////-/i>ta; épischoménie, de sTrtcyjC'-, je réprime, et i/j.f/.rrjiy; xénoménie, deicjc:, étranger, et ;///j-y;-Jia. M. Jamin a donné à cette deinière espèce le nom de ménoxéuie.

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La sécrétion et l'exhalation ont lieu , mais elles sont retenues par un obstacle , aménorrhée par cause locale , rétention, isclmrie inenstruelle ^ isclioménie.

Les règles coulent difficilement , dysménorrhée, dysménie , règles difficiles, strangurie menstruelle , stillicidiiim uteri.

Les règles ont coulé , mais elles sont supprimées, aménorrhée par suppression, épischoménie.

Les règles Yiennent aux époques ordinaires, mais elles coulent immédiatement, ménorrhagie.

Le sang apparaît par une autre voie que l'utérus, menstruation par aberration , déviation ^ règles dévoyées , ménoxénie ^ xénoménie.

Elles arrivent hors de l'époque de la menstruation, métrorrhagie , hémorrhagie utérine.

Les règles ne s'établissent pas, ou, après s'être montrées, elles disparaissent complètement; ou bien encore elles peuvent ne couler que difficilement ; ces trois cas , qui sont les plus ordinaires , donnent lieu à un état morbide particulier , qu'on a désigné sous le nom de chlorose , et qui s'accompagne de phénomènes spéciaux.

i 1 primitive.

1° Aménorrhée } 2 par cause locale.

( 3 par suppression.

2° Dysménorrhée (1).

3° Déviation des règles.

!i° Ménorrhagie.

5° Métrorrhagie.

6" Chlorose.

(1) Nous réunissons les règles douloureuses avec la dysniénoirhée ; quant aux règles irrcgulières, uous en avons déjà parlé : leur trailemonl csl celui de la dj-sménorrliée.

lîe FAiMéfliorFlaée.

De raciénorrhée en général. — 1" Aménorrhée primitive. — Observations de femmes non réglées. — Examen des organes sexuels d'une femme non menstruée. — Causes de l'aménorrhée primitive. — Aménorrhée stbénique. — Faits observés. — Aménorrhée aslhénique. — 2" Aménorrhée par cause locale, congéniale ou accidentelle. — Observations de femmes imperforées- — Opérations. — Guérison. — 3» Aménorrhée secondaire ou par suppression. — Causes physisiques, morales, inconnues. — Causes physiques. — Pouvoir de l'idiosyncrasie. — Symptômes. — Observations. — Aménorrhées causées par les médicaments. — L'aménorrhée peut ne donner lieu à aucuns symptômes. — Causes morales. — Observations. — Accidents déterminés par l'aménorrhée, cyanose, coloration noire; hypertrophie générale des tissus ; maladies nerveuses. — Observations d'aménorrhées secondaires sans accidents. — Aménorrhées de 3 ans, menstruation , fécondation immédiate. — L'aménorrhée peut réveiller d'anciennes maladies latentes ou augmenter les symptômes d'une maladie existante. — Réponses aux objections contre l'influence de l'aménorrhée sur la production de la folie. — Observations. — Causes inconnues. — Considérations thérapeutiques.

L'ÉTABLISSEMENT des règles n'est point un phénomène simple ; un grand nombre de femmes souffrent pour êlre menstruées. Souvent même l'écoulement ne se fait que d'une manière irrégulière. Les accidents de la menstruation peuvent être encore plus prononcés, ainsi le flux peut complètement manquer.

L'absence des règles à l'époque de la puberté tient à des causes très-diverses. Elle peut dépendre d'un état pathologique de l'utérus ou d'un organe, ou bien elle résulte d'un

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vice de conformation. Dans d'autres circonstances elle est liée à un excès de forces du système utérin , à une pléthore générale , ou, ce qui est le plus ordinaire, à une faiblesse générale ou locale.

Le défaut de règles par suite de l'altération de quelqu' organe , rentre dans l'inflaence des maladies sur les règles ; aussi renvoyons-nous sa description à la seconde partie de notre travail ; nous ne parlerons dans ce chapitre que de trois espèces d'aménorrhées, savoir : de l'aménorrhée primitive , de l'aménorrhée par cause locale , et de l'aménorrhée secondaire.

Aménorrhée prïmiiive.

Lorsque la jeune fdle est parvenue à l'âge où doit se faire la révolution menstruelle , l'hémorrhagie périodique a lieu dans le plus grand nombre de cas ; mais il arrive quelquefois que ce symptôme manque. Si la santé n'en souffre pas , il faut laisser aller les choses comme elles^ sont , car l'expérience prouve que toutes les autres fonctions peuvent être intactes (1).

Obs. LXXXVIL— Le 2 octobre 1837, la nommée Adélaïde Boudeville , âgée de 37 ans , blanchisseuse , née à Meaux (Seine-et-Marne) , est placée dans le service de M. Rayer, à la Charité. Cette femme n'a jamais été réglée. Mariée il y a quinze ans, elle a éprouvé, pendant les dixhuit mois qu'elle a passés avec son mari, quelques souffrances dans les rapprochements , mais son état n'en a été aucunement changé. Sa conformation extérieure est bonne ;

(1) M. Paul Dubois a donné, dans son arlide Aménorrhée de la deuxième édition du Dictionnaire de médecine en 25 volumes , une trés-boune dtscriplion de cette lésion de la menstruation.

ses seins sont peu développés ; au reste elle ressemble aux autres femmes ; son caractère est mélancolique. L'examen des organes de la génération est fait avec beaucoup de soin par MM. Rayer, Velpeau, Yigla; il permet de constater que le col de l'utérus est petit , mais perforé , bien conformé et à la hauteur ordinaire ; la présence de l'utérus est mise hors de doute. Boudeville est entrée pour des douleurs lombaires que les bains et les ventouses n'ont que très-peu diminuées (1).

Les douleurs lombaires nous paraissent se rattacher, dans ce cas, aux phénomènes du temps critique, qui ne se manifestent que d'une manière incomplète , mais auxquels l'existence de l'utérus à dû la soumettre.

Obs. LXXXVIIL — Le 16 août 1837, Didier, âgée de /i5 ans, domestique, née à Sainte -Ménehould (Marne), est reçue à l'Hôtel -Dieu, dans le service de M. Petit, dont M. Le Groux est chargé par intérim. Cette femme est brune , forte , quoique le système musculaire soit peu prononcé ; sa figure est colorée ; elle se livre à des travaux pénibles. A l'âge de 15 ans elle a eu une maladie qui a duré un an , et qui l'a obligée de garder le lit ; elle était devenue d'une extrême maigreur , tous ses membres étaient douloureux; mais elle avait ses couleurs habituelles, et ses jambes n'étaient point enflées. C'est à cette époque qu'elle a ressenti les premiers symptômes de l'oppression qu'elle a toujours conservée. Didier s'est parfaitement rétablie de cette grave affection , mais ses règles ne se sont pas montrées ; jamais elle n'a eu de coliques, de maux de reins, de pesanteurs de tête, de dévoiement. Ses seins, long-temps volumineux, sont tombés à

(1) Observation recueillie par M. Vi^ta.

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la suite d'une indisposition qu'elle a eue il y a huit jours.

Cette femme ne s'est point mariée ; elle a eu cependant des rapports sexuels , mais sans plaisir, quoiqu'elle prétende en avoir ressenti le besoin. A 35 ans elle a eu de violents maux de tête qui ont nécessité l'emploi des saignées ; elle a également éprouvé des coliques abdominales qui ont reparu pendant 6 mois à des époques irrégulières. Le toucher nous a fait reconnaître la présence d'un col utérin, petit, taillé en bec de flûte, et offrant beaucoup de ressemblance avec celui d'une petite fille. Il est lisse, très-mobile», et fait suite à un petit utérus. Didier est entrée pour un emphysème dont les symptômes sont caractéristiques.

Il arrive fréquemment que l'écoulement sanguin ne se fait pas jour au dehors , quoique la jeune fille éprouve une série de symptômes qui annoncent le travail intérieur. Cette disposition peut tenir aux circonstances que nous avons indiquées plus haut, et qui doivent être présentes à l'esprit.

Obs. LXXXIX.— Le 17 octobre 1838 , la nommée Gilbert, âgée de 19 ans, fille blonde, délicate, de moyenne taille, est reçue à l'Hôtel-Dieu , dans le service de M. Jadioux. Depuis 3 mois cette malade a des coliques , des maux de reins. A la même époque les flueurs blanches ont commencé à paraître; elles ont été toujours en augmentant. La nuit elles coulent comme le jour ; mais les coliques sont plus violentes la nuit, ce qui semblerait indiquer que le travail est plus actif à cette époque , phénomène que nous avons souvent noté pour les règles. Depuis 8 jours elle a été obligée de cesser ses travaux, parce qu'elle se sentait faible; elle a ensuite perdu l'appétit, pris du dégoût pour les aliments ; bientôt elle a fini par les rejeter.

Des vomissements spontanés se sont ensuite déclarés. J/épigaslre et l'abdomen sont douloureux ; les battements du cœm% clairs et fréquents; le pouls donne 100 pulsations ; les réponses sont lentes, pénibles. Il n'y a point de dévoiement , de taches lenticulaires , de gargouillement dans la fosse iliaque droite, de raétéorisme. Cette jeune fille habite Paris depuis 2 ans.

D'après l'analyse des symptômes, MM. Jadioux, Séguin et nous , avons pensé que cette fdle était atteinte d'aménorrhée, et que la médication devait être basée sur ce diagnostic. En conséquence, des préparations ferrugineuses ont été prescrites avec des bains de siège et des pédiluves.

Peu à peu lous les symptômes se sont dissipés^ et cette jeune fdle a recouvré la santé. Elle a quitté l'hôpital parfaitement rétablie , mais sans être encore menstruée.

Nous avons rapporté avec quelques détails cette observation, parce qu'elle donne lieu à des considérations pratiques importantes. Si l'on s'en fût tenu à l'aspect général , il est à peu près certain qu'on eût appelé la maladie une affection typhoïde ; les symptômes que présentait cette fdle, son âge, l'absence des règles , firent rattacher les accidents à un travail menstruel. La rapidité avec laquelle les signes graves se dissipèrent sous l'influence du traitement, montrent que le médecin avait bien jugé de la nature du mal. Nous croyons aussi devoir appeler l'attention sur la ressemblance qu'offrent les phénomènes d'une première menstruation difficile, avec la maladie complexe qu'on a nommée fièvre typhoïde.

L'aménorrhée primitive ne constitue 'un état morbide qu'autant que les signes qui annoncent rapparition"'se reproduisent à chaque époque et déterminent des accidents. Cette rétention du flux menstruel peut dépendre d'un

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excès de forces (A. stliénique) ; l'utérus, trop vivemeut cougestiouné , met obstacle à la sortie du sang. On voit survenir chaque fois des douleurs de reins et de bas-ventre, de la courbature , un malaise.

L'aménorrhée sthénique est générale ou locale ; dans quelques cas elle se manifeste par une leucophlegmasie.

Sauvages rapporte qu'une jeune fille fut tout à coup prise d'une anasarque générale quelques jours avant la période menstruelle. A l'apparition du sang des règles, répanchement séreux cessa. Pendant plusieurs mois l'anasarque revint à l'époque précitée, et fut remplacée par le flux sanguin, jusqu'à ce qu'enfin, par un traitement approprié, la santé fût enlièrement rétablie (1).

Nous avons entendu M. Lisfranc , dans ses leçons , dire qu'il avait rencontré 14 cas d'absence de règles chez des femmes qui n'offraient ni obstacle physique , ni affection chronique. 11 a remarqué que quelques-unes, aux époques, devenaient susceptibles, irritables, et de mauvaise humeur; elles avaient des étourdissements , des suffocations, un sentiment de tension, de pesanteur dans le bassin ; puis ces phénomènes cessaient jusqu'à l'époque prochaine.

D'autres n'éprouvaient rien, mais elles étaient faibles, cachectiques, avaient des coliques, du dévoiement, des palpitations. Nous avons fait voir qu'il n'en était pas toujours ainsi , et que la santé pouvait être bonne avec l'aménorrhée primitive ou secondaire.

L'absence des règles peut dépendre d'une faiblesse générale ou locale ; les jeunes filles chez lesquelles cette organisation existe, après avoir ressenti pendant plus ou moinslong-tempsles symptômes de l'effort hémorrhagiquCv

(1) Sauvages. Nos. métli.vol. H, p. 47. .

éprouvent des accideiîts variés. En général leurs forces s'épuisent , leurs fonctions digestives se dépravent ; elles n'aiment plus l'exercice, le mouvement; la moindre fatigue leur occasione de l'oppression, des étouffements , des palpitations. Leur peau prend un aspect blanc mat, blanc jaunâtre , verdâtre ; leurs jambes et diverses autres parties de leur corps s'œdématient ; le cœur et les gros vaisseaux font entendre des bruits anormaux; en un mot, on voit se dessiner tous les signes de la singulière maladie à laquelle on est convenu de donner le nom de chlorose.

Le traitement de l'aménorrhée primitive présente diverses considérations qu'il est important de ne pas perdre de vue. Si l'absence de la menstruation n'a déterminé aucun accident, le parti le plus sage est d'attendre et de laisser agir la nature. C'était la conduite du célèbre Stahl, qui, dans son livre Tlieoria medica vera, s'exprime en ces termes : Hoc satis certo scio , quod provocandomim mensium negotium , qui nunquam adhuc emicuerunt , intérim tamen jam tempus debitum praesto est, imo concurrit, nimiôplus obsequatur spontaneis potins illis naturjeconsonis lenibus motoriisincitamentis , quam variis stricte artificiaiibiis et maiericdibus remediis; imè vero plura horum etiam reverà nuUius veri usus exsistant sine istis subsidîis , non pauca vero , neque certe postrema , etiam cum istis subsidiis nuUius sint verœ energiae , quin potins tota vera efficacia atque felix exitus illis demùm dictis subsidiis propriè et unicè debeatur, quibus potiiis passim impediendis aliqua horum inserviant (1).

La jeune personne éprouve-t-elle, au contraire, des souffrances ; existe-t-il des indices de maladie , il faut voir si

(1) Stahl. Thcoria medica vera. De MeDsiuin vîtiis. c, XXXIX, p. 831.

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les accidents dépendent des états indiqués ou de la lésion d'un organe; dans le cas, par exemple, où l'aménorrhée primitive est sthénique, on doit établir une distinction suivant l'intensité des symptômes. Sont-ils légers et fugaces , on prescrit un régime doux , des boissons émulsionnées , des bains généraux et locaux. Lorsque les accidents sont plus graves , qu'il y a de vives douleurs , des signes d'inflammation , on a recours aux saignées générales ou locales ; plus tard on administre avec succès les antispasmodiques unis aux narcotiques. Plusieurs médecins se sont bien trouvés de l'emploi de l'acétate d'ammoniaque. Le mariage seconde activement l'art du médecin.

L'aménorrhée est-elle asthénique , les moyens à prescrire sont d'un autre ordre. Une des premières conditions est le choix de l'habitation ; les lieux secs, élevés et bien aérés sont préférables à tous les autres ; il en est de même des chambres spacieuses et exposées au midi. Nous avons cité des faits de rétablissement complet de la santé par le séjour à la campagne ; l'air natal , dans quelques circonstances, n'a pas une influence moins heureuse. La nature des habillements doit aussi être prise en considération ; la flanelle sur la peau, les vêtements chauds , ne seront pas néghgés. C'est également dans ce cas qu'on emploie avec succès les frictions sèches ou aromatiques , les préparations sulfureuses et surtout ferrugineuses , les eaux minérales ferrugineuses , les bains de mer et de rivière.

On recommande le régime fortifiant : ainsi la nourriture sera choisie dans les viandes rôties ou grillées ; les malades feront usage de vin généreux ; le chocolat préparé avec le fer est un bon auxiliaire, mais il faut surveiller l'emploi des au-

très préparations ferrugineuses. On secondera ces divers moyens par la gymnasticfue , les promenades à pied , à cheval ou en voiture , les voyages et les distractions.

Lorsque les matériaux de l'hygiène , judicieusement mis en œuvre , ont préparé les voies , on peut recourir aux moyens locaux. Les plus généralement employés sont les bains de pieds simples ou aromatiques, les cataplasmes chauds promenés sur le ventre , les parties supérieures des cuisses, les environs des parties génitales; les frictions faites sur les extrémités inférieures, sur les lombes. Un excellent remède consiste dans les fumigations ou les injections simples, aromatiques, stimulantes, dirigées vers la vulve ou dans l'intérieur du vagin. Peut-être pourrait-on recommander, dans ce cas, les vésicatoires , l'électricité et le galvanisme.

Les préceptes que nous venons d'établir conviennent, à quelques modifications près, dans les divers états appelés asthénie , anémie , atonie , chlorose. Lorsque nous traiterons de cette dernière maladie , nous compléterons l'ensemble des moyens que comportent ces différentes lésions de l'économie.

Aménorrhée par cause locale.

Cette absence des règles est liée à un vice congénial ou accidentel ; Morgagni a cité des observations de femmes mortes de rétention de règles, dont l'utérus était d'une petitesse remarquable , et ne semblait pas entièrement formé. Il est aisé de voir que, dans ces cas , la cure doit dépendre du temps , et que l'on ferait beaucoup de mal , si l'on mettait en usage des remèdes propres à augmenter la pléthore et à stimuler le système.

L'observation publiée par ce célèbre médecin est ainsi

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