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vertiges, insomnies. En même temps, l'œil gauche rougit. fortement ; la vue de cet œil se trouble, puis l’inflammation semble s'atténuer pour recommencer, il y aun mois, quand l’époque menstruelle arrive. Actuellement, 16 avril 1891, la malade attenrl ses règles dont le début aurait dû être arrivé depuis deux ou trois jours. L'’œil gauche est rouge, douloureux ; la vue est brouillée,
A l'examen :
Œil droit. Iritis anciénnes, synéchies.
Œil gauche. Injection périkératique, douleurs spontanées et à la pression. Synéchies. Iris décoloré et terne. Dépôts sur la cristalloïde antérieure.
Traitement. Collyre à l’atropine.
La malade, qui partait pour la campagne, ne s’est plus présentée à la consultation. |
DYSMÉNORRHÉE.
Au même titre quel’aménorrhée, la dysménorrhée prétend à une place dans l’étiologie des affections oculaires de la femme. Le mécanisme de son action est complexe et varie avec la cause qui la produit.
La dysménorrhée, en effet, peut dépendre d’un état général plus où moins grave, tel que l’anémie, la scrofule. Quelquefois une diathèse préexiste. Alors, en vertu du principe établi par Puech, nous verrons les troubles oculaires de la jeune femme dysménorrhéique avoir le cachet le plus net de la scrofule, de l’anémie. C’est dans ces cas que nous observerons des blépharites ciliai-
res, des conjonctivites phlycténulaires, des kératites in-
terstitielles. Elle peut aussi dépendre de lésions diverses des organes génitaux, et alors à quelque affection que succèdent les troubles oculaires, nous nous trouve-
An
rons toujours en présence d’une affection secondaire de l'appareil visuel d'ordre réflexe, soit que la fonction de l'œil soit seule atteinte, et alors on ne pourra souvent constater aucune altération pathologique, soit qu’il en résulte des troubles circulatoires qui, eux, peuvent amener diverses lésions. Le type des accidents de la première sorte est l’amblyopie réflexe, affection relativement rare, dans laquelle l'ophthalmoscope ne révèle aucune lésion et qui presque toujours se termine par la guérison complète ou à peu près complète. À un degré moins prononcé, on a l’asthénopie anciennement décrite sous le nom dg kopiopie hystérique. Les troubles circulatoires comprennent les différentes sortes de chorvïdites, le glaucome, les hémorrhagies intra-oculaires et leurs diverses complications. Souvent, ces troubles aboutissent à une névro-rétinite, à une névrite optique, à une atrophie optique. On a observé aussi des cas de névrite rétro-bulbaire.
La dysménorrhée est presque de règle dans l'hystérie. Dans ce cas, il n’est pas aisé de rendre à César ce qui est à César, de déterminer quelle est la part respective de la dysménorrhée et de l’hystérie dans l’amblyopie, dans l’amaurose observée. Les muscles de l’œil ont été souvent atteints : blépharospasme, diplopie, paralysies diverses, ont été plus d’une fois observés.
On le voit, ici encore, le champ est vaste et la moisson abondante.
Denis a observé de l'irido-choroïdite liée à de la dysménorrhée.
J. Hardiwicke a décrit un cas d’amaurose chez une
jeune fille de seize ans à la menstruation irrégulière et douloureuse et sans nul doute hystérique.
Buffé a observé deux cas de kératite parenchymateuse
Tr
diffuse chez des jeunes filles dysménorrhéiques et lymphatiques. |
Kœnig donne l'observation d’uneiritis séreuse ancienne à poussées glaucomateuses à chaque époque menstruelle chez une femme dysménorrhéique.
Powley a publié une série de vingt observations pour prouver les rapports qui existent entre les maladies utérines et les troubles oculaires. Il y avait de la dysménorrhée dans la plupart des cas, mais ici dysménorrhée de rement symptomatique.
Oursel a noté de la congestion des vaisseaux rétiniens.
Pascal a observé chez une jeune fille nerveuse et dysménorrhéique, de la xénoménie par les conjonctives.
Nous n'avons jamais eu l’occasion d'observer des troubles oculaires liés à la dysménorrhée. Notre maître, M. Trousseau a eu la bonté de nous communiquér l’histoire très intéressante d’une de ses malades : Nous la transcrivons ici.
OBsERVATION XIV.
Communiquée par M. TROUSSEAU.
Iritis cataméniale chez une dysménorrhéique.
Mile D.., 17 ans, a été réglée pour la première fois à quinze ans. Dès cette époque, règles difficiles, irrégulières, douloureuses. La première fois que les règles ont paru, elle a remarqué une rougeur de l'œil gauche à laquelle elle n’a pas attaché d'importance. Les deuxièmes, troisièmes, quatrièmes et cinquièmes règles ont été tres irrévulières et n'ont paru qu'avec des retards de deux ou trois mois ; elles n’ont pas été accompagnées de phénomènes oculaires.
rt ——
A partir de l’âge de 16 ans, les règles se sont montrées environ toutes les cinq ou six semaines et toujours chaque époque a été annoncée cinq ou six jours avant l’apparition du flux sanguin par des poussées d'iritis restées méconnues, malgré rougeur et douleur, mais faciles à retrouver à cause de la présence de nombreuses synéchies.
Au moment où la malade est observée, elle attend ses règles et est en proie à une iritis de l’œil gauche des plus manifestes. L’œil droit est sain, et Mile D. nous dit n’avoir jamais eu à s’en plaindre. Le flux menstruel apparaît ; six jours après, toute trace d'’inflammation a disparu. Le traitement prescrit avait été le suivant : collyre à l’atropine, sulfate de quinine.
La malade était d'autre part traitée pour des flueurs blanches, des douleurs ovariennes et autres troubles de l'appareil génital.
Mile D.., revue après six et treize semaines, toujours aux environs de la période menstruelle et avant le début de l'écoulement sanguin, a toujours présenté des phénomènes très nets d'iritis. Elle a renoncé à consulter à chaque atteinte, sachant qu’elle doit, au moment critique, faire un large usage de l’atropine,