‹ De la menstruation en pathologie oculaireChapitre 24 sur 32 · EN 7 TR · texte numérisé non relu

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optique double, très rare, dont l’auteur a observé un cas avec. le professeur Peter.

Kohn a recueilli àla clinique de Galezowskiune observation d’amblyopie sans lésion ophthalmoscopique et due à l’'aménorrhée.

Tanguy a noté l’asthénopie dans l’aménorrhée.

Rampoildi a publié une observation de kératite vasculaire à répétition causée par l’aménorrhée.

Chez trente aménorrhéiques, Kay a constaté des troubles visuels, et est convaincu que l’amblyopie, en l’absence de lésions oculaires, devrait chez les jeunes sujets être le plus souvent attribuée à cette cause. On note parfois en même temps des congestions de la papille, des hypérémies rétiniennes et des troubles des muscles accommodateurs.

Gand a observé aux Quinze-Vingts une hémorrhagie de la papille avec aménorrhée absolue.

Oursel a vu survenir dans l’aménorrhée des conjonctivites phlycténulaires à rechute et une névrite optique qui put être guérie.

Power a vu l’'aménorrhée occasionner des iritis séreuses, des hémorrhagies rétiniennes, des névrites optiques et de l’amaurose. Il pense que les troubles de la menstruation agissent, soit directement par l'influence du sang retenu dans l'organisme, soit par action réflexe sur le système nerveux.

Nous devons à notre ami Bastide l'observation suivante qui est celle d’une aménorrhéique affectée d'iritis.

DÉC HATERS

OBSsERVATION XIII.

Iritis et aménorrhée.

Mme Georgina T..., âgée de 32 ans, a eu une jeunesse maladive. Les premières règles ont paru à l’âge de 16 ans, elles s’établissent difficilement, courbatures, céphalalgies, rachialgies. À ce moment, les yeux rougissent, ne peuvent supporter la lumière ; la malade consulte un oculiste qui porte le diagnostic de kératite phlycténulaire.

Mariée à 20 ans, Mme T... a eu trois enfants, tous actuellement bien portants. Les grossesses ont été très fatigantes. Il y a deux ans, elle fait une fausse couche , douleurs abdominales vives, la malade est obligée de s'aliter pendant un mois, elle a de la fièvre. Longtemps encore elle reste très faible. Pendant trois mois les règles ne reviennent pas ; le quatrième mois, au moment où elle croyait voir apparaître le flux menstruel, elle éprouve des maux de tête intenses, se plaint de courbatures. Mais cet état maladif dure quelque temps sans aucun résultat. Une nuit la malade est réveillée par de vives douleurs dans l’œil droit ; le matin son œil est rouge ; elle voit un peu trouble, elle se plaint de douleurs périorbitaires intenses. Un médecin consulté prescrit des sinapismes aux jambes et des sangsues à la partie supéro-interne des cuisses. Deux jours après, les règles apparaissent, les maux de tête passent en quelques heures ; l’inflammation de l’œil, soigné d’ailleurs avec un collyre, cesse complètement, mais la vue reste un peu trouble de ce côté. Dès ce moment, la santé paraît s'améliorer.

Il y a deux mois, à la suite de grandes fatigues au dire de la malade, les règles ne reviennent pas. Céphalalgies,

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