‹ De La Mensuration Obstétricale Des Ouvertures Inférieures Du BassinChapitre 29 sur 30 · PRO · texte numérisé non relu

PRO

occ Mesures du bassin :

j0' C. d. 11,4, C. v. 9.8, J. G.E. 9. 5, Transv. ap. I. 11. 4, L Sp. isch. 9.2, Tub. 9. 7.

N° 13. (Aesbacher). Primipare de 23 ans. Durée de l’accouchement 14 heures. Début le 18 octobre, à 4 heures du matin ; à 11 heures, les eaux s’écoulaient lorsque l’orifice laissait passer à peine la pointe du doigt. Le travail se distingua par l’intensité des douleurs contre lesquelles on administra des lavements opiacés, puis fit des injections d’eau chaude dans le vagin. La tête s’engagea obliquement dans le détroit supérieur, la petite fontanelle à droite en avant. L'enfant pesait 3040 grammes, et mesurait 46 cent. 5 mm. Mento occip. 19, Fronto occip. 11.1, Bi pariétal 8. 6, Sub. occip. bregm. 8. 2. Mourut au bout de 3 jours de pleurésie double avec atélectase des lobes inférieurs des poumons. La mère sortit de l'hôpital en bonne santé.

Nous ne voulons tirer aucune conclusion soit sur la pathologie de l'accouchement, soit sur son traitement, des quelques cas que nous avons rapporté; nous ferons seulement quelques remarques générales et particulières.

Le cas n° 1 est des plus curieux ; les diverses fractures des extrémités du fœtus sont dues exclusivement aux contractions utérines, car l'accouchement se fit spontanément jusqu'au moment où il fut nécessaire de le terminer. C’est par le plus grand des hasards que cet enfant, non encore à terme, ait résisté à de pareilles lésions.

Le cas n° 3 nous montre un bassin également rétréei aux ouvertures supérieures et inférieures. Vu l’état général de la personne qui est très-maigre, il faudrait ajouter seulement un centimètre au diamètre obtenu sur le vivant, ce qui nous donnera pour écartement réel des tubérosités 8 cent. La luxation a amené une asymétrie du bassin, qui peut avoir contribué au rétrécissement transversal de la

quatrième ouverture. Pour les motifs exposés plus haut, il fallut terminer l'accouchement, et comme l'enfant donnait encore quelques signes de vie, le forceps était indiqué; celui-ci n’aboutissant à rien, on avait la certitude morale que l'enfant était perdu, et comme les théories sur l'emploi de la force en obstétrique ainsi que l’aideforceps ne se sont pas encore fait jour chez les accoucheurs allemands, il n’y avait plus que la perforation et la céphalotripsie, opérations relativement moins dangereuses pour la mère que des tractions continues de la force de 70 kilogrammes et se plongeant de 10 à 40 minutes.

Nous ferons les mêmes remarques pour le cas n° 7, qui eut une issue semblable.

Des 6 accouchements prématurés artificiels, nous n’en voyons qu'un seul réussir complétement, c’est le n° 11 (Moy). Il était à prévoir chez cette femme que tout accouchement ultérieur d’un enfant à terme ou non loin de l'être, ne se ferait qu'avec de grandes difficultés et nécessiterait une opération quelconque. L’angustie pelvienne limitée au détroit mférieur une fois reconnue par notre procédé de mensuration, il était urgent d'interrompre la grossesse à une époque où le fœtus, tout en étant viable, aurait des dimensions plus en accord avec celles du bassin de la mère.

Deux personnes qui furent accouchées par la méthode de Tarnier moururent, l’une de septicémie, l’autre de péritonile générale. Le procédé de Tarnier partage les désavantages des autres méthodes, il provoque quelquefois des réactions qui prennent une issue funeste. Chez deux autres femmes (Moy, Hess), l’involution de l'utérus se fit lentement et accompagnée d’endométrite.

L’issue de ces 6 accouchements a été des plus funeste pour les enfants. Cinq sont morts plus ou moins tôt; il

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