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côté des autres. Celui qui a mis celte méthode en pratique reconnaitra que, tout en donnant des résultats assez satisfaisants, elle est si douloureuse et si pénible pour la patiente, qu'on ne doit l’employer que dans des cas trèsrares et seulement pendant l’accouchement. Personne ne peut la recommander comme complément d’une pelvimétrie usuelle pendant la grossesse et c’est Justement ce complément qui nous manque pour nous faire une idée claire de la forme du bassin; c’est justement aussi pendant la grossesse qu'il est de toute nécessité de taxer correctement les voies qui serviront de passage au fœtus pour mener l’accouchement à bien ou au temps voulu si l'accouchement prématuré artificiel devenait nécessaire.
Malheureusement, les difficultés qu’on rencontre pour Ja mensuration du diamètre transverse sont encore plus grandes que pour celui d'avant en arrière ; néanmoins le moindre effort pour améliorer la position n’est pas à dédaigner et, dit M. le prof. Breisky, Je voudrais de nouveau reprendre celle mensuration externe des tubérosités ischiatiques qui a déjà été tentée par plusieurs et rejetée par tous.
Pour reconnaitre les tubérosités qui, bien que recouvertes d’une couche épaisse de parties molles, peuvent servir de point de départ à une mensuration, il faut remplir deux conditions :
1° Il faut se mettre d'accord sur une place fixe, sur un point des tubérosités qui soit anatomiquement marqué pour le besoin de la mensuration externe.
2° Il faut que ces deux points soient faciles à trouver à travers les parties molles.
Les tubérosités ischiatiques se laissent aisément palper dans la position assise, dans le décubitus dorsal ou latéral
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lorsque les cuisses sont fléchies sur le bassin. On est quelquefois gêné par la tension du muscle grand fessier, des muscles de la cuisse, ainsi que des aponévroses périnéales.
La position la plus convenable où ces facteurs n’exercent plus leur influence est le décubitus dorsal, les reins relevés par un coussin et les cuisses dans un degré moyen de flexion et d’abduction pendant que les pieds reposent sur le HiL.
On peut maintenant palper avec sûreté les rebords internes des tubérosités à la limite externe de la fosse rectoischialique et cela d'autant plus facilement que le tissu graisseux est moins développé. Les tubérosités se trouvent immédiatement à la limite extérieure de la portion postérieure du pli de la cuisse, comme on peut s’en apercevoir lorsqu’en mettant son doigt sur cette portion de lischion on imprime à toute l’extrémité inférieure des mouvements passifs d’adduction et d’abduction; elles sont alors d’autant plus faciles à sentir que le panniculus adiposus qui est peu développé au pli de la cuisse ne devient graduellement plus épais qu’à la limite postérieure de ce dernier et ne met point d'obstacles à la clarté de la palpation.
Lorsqu'on a évité la collision du muscle grand fessier et des aponévroses périnéales, il ne reste plus que le tissu adipeux sous-cutané, lequel ne possède pas à cette place l'épaisseur qu’on a bien voulu lui donner.
Pour obtenir maintenant une place de mensuration fixe sur Ja portion palpable des tubérosités, on choisira les points réunis par une ligne passant par l’anus ou par le rebord périnéal de son sphincter. Le rapport de cet orifice aux tubérosités n’est pas tout-à-fait constant; cependant les écarts sont si peu importants qu’on peut toujours comp-
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ter que la ligne de réunion passera soit par l’anus soit un peu en avant.
La figure n° 2, prise sur le vivant nous montre les rapports des tubérosités au pli de la cuisse et à l’orifice anal.
Une fois les points de repère trouvés, on procédera à la mensuration au moyen d’un instrument à branches divergentes. Pour cela le pelvimètre d’Osiander rend de bons services. Si l’on trouvait incommode de faire usage de deux compas différents pour les ouvertures inférieures, on pourrait employer un pelvimètre dont les branches soient assez plates pour pouvoir glisser l’une sur l’autre et deveunir divergentes.
Nous nous sommes fait faire un instrument analogue à celui de Meyer, avec une échelle métrique spéciale pour chaque position des branches. Cette échelle forme un cercle dont le centre correspond à la charnière du compas et est vissé sur les branches. La manipulation de cet instrument est des plus simples. Nous en donnons le dessin réduit au cinquième de la grandeur naturelle. (Fig. 3 et 4.)
Il va de soi-même qu'en prenant les diamètres transverses, il faut presser autant que possible les pointes du compas contre les tubérosités.
Ici, en opposition au diamètre antéro-postérieur de la troisième ouverture, il faut ajouter au nombre obtenu une quantité équivalente à l'épaisseur des parties molles de chaque côté. Elle variera naturellement de quelques millimètres chez les personnes grasses et maigres; c’est pourquoi l'état général des patientes devra toujours être pris en considération.
Telles seraient les deux nouvelles mesures que nous proposerions de prendre d’une manière suivie. Depuis un an, les régions inférieures de chaque bassin sont mesurées
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à la clinique de Berne, aussi j’userai largement des protocoles de la Maternité, lesquels sont mis complétement à ma disposition. Nous croyons que le détroit inférieur a une importance notable, son influence sur l’accouchement n'est pas à méconnaître, et si on nous disait que jusqu'à présent on s’est contenté de taxer approximativement et que de pareilles mesures sont inutiles, nous répondrions avec M. le profes. Breisky qu’il n’y a pas de raison de se montrer exclusif seulement pour les ouvertures inférieures, et qu’il faut alors rejeter en général toute mensuration exacte du bassin et se contenter par exemple d’une simple appréciation manuelle du diamètre de Baudelocque, ou bien se borner à reconnaitre si on peut atteindre le promontoire ou non.
Il y aurait en outre une lacune à combler, c’est-à-dire que dans le bassin il reste encore un diamètre important, mais inaccessible à tout procédé de mensuration ; c’est le diamètre transverse de la troisième ouverture qui réunit les deux épines sciatiques ; l'influence de ces dernières sur le mécanisme de l'accouchement, et surtout sur le mouvement de rotation de la tête est assez démontrée, aussi serait-ce un désideratum de pouvoir juger de ce diamètre avec exactitude ; malheureusement les difficultés se trouvent dans la nature même de la chose ; la position des épines est telle qu’on ne peut y arriver que par le vagin, et nous en sommes réduits à une simple appréciation de leur écartement par le palper.
Quant au diamètre antéro-postérieur du détroit périnéal nous lui refusons toute importance quelconque vu l’allongement qu’il subit par la rétrocession du coccyx. Dans les cas d’ankylose, la méthode de mensuration externe est à même de nous en faire apprécier la longueur.
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C’estici la place de citer un cas survenu à l'hôpital d’aecouchements de Berne et qui montre les services que la mensuration des ouvertures inférieures a pu rendre.
Division académique. Journal n°15 (1869). Rosina Moy, âgée de 25 ans, entre comme cas d'urgence te 16 janvier à l'hôpital. Elle est envoyée par un médecin des villages environnants qui, après avoir diagnostiqué une anguslie pelvienne générale, a vu inutiles ses efforts de développer au moyen du forceps la {ête qui se trouvait dans les régions inférieures du bassin. N'ayant pas les instruments nécessaires pour pratiquer la perforalion et la céphalotripsie, 1] adresse la malade à la Maternité.
Voici ce qu’on constate à son entrée le 16 janvier, à 2 heures du matin. Personne de petite taille et maigre, dont l’état général est encore excellent. Extrémités et colonne verlébrale droites. Les maux ont commencé le 14 janvier, vers le milieu du jour, et les eaux, d’après son assertion, mêlées à du méconium, se sont écoulées le 15, à midi. L'orifice utérin est dilaté, la tête se trouve à la hauteur de la troisième ouverture, très-fléchie, de façon qu’on ne peut atteindre que la petite fontanelle à droite et en avant. On n'entend pas les bruits du cœur.