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« devrait suivre pour venir se croiser avec la ligne « visuelle de son congénère sur le point de fixation. » (Sauvineau, loco citato, p. 129), de sorte que la mesure de la déviation strabique est la mesure de l'angle que fait l'axe d’un œil dévié avec la direction que devrait avoir cet œil en bonne position. Cette direction doit être donnée de façon précise et géométrique par le point de fixation de l’œil considéré comme sain pendant la mesure. D'autre part le. regard d’un homme nous parait naturel lorsque les
directions des axes de ses deux yeux sont parallèles. Ces axes ne sont rigoureusement parallèles quedans la
vision à l'infini. Théoriquement donc la mesure de la déviation trabique doit être faite sur des yeux regar- . dant à l'infini et il y a un écart que nous calculerons, 2 qui est de plusieurs degrés, si l’on considère un œil
fixant l’arc périmétrique.
Mais examinons de plus près cette condition dans les différentes amétropies.
Si l’on à affaire à un œil myope de moins 4 trois dioptries, l’accommodation existera dans la fixation de l'arc périmétrique, mais sera faible. Pour une myopie supérieure à trois dioptries, nous serons assurés du relâchement total de l’accommodation quand le sujet regardera quelque point du périmètre, puisque la distance de ce point sera supérieure-à celle du punctum remotum. | < Foi
Un œil emmétrope sera complètement au repos en fixant un point situé à l'infini que nous considérons pratiquement en ophtalmologie à cinq mètres le "1
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distance. Mais — et c’est un cas extrêmement fréquent, —- nous pouvons avoir affaire à un hypermétrope, et à un hypermétrope de plusieurs dioptries ; dans ce cas la fixation même à l’infini se fera avec une accommodation, et par conséquent une convergence d’autant plus forte que l’hypermétropie sera elle-même plus considérable, le sujet ayant un strabisme différent quand il fixé à cinq mètres ou quand son œil au repos complet regarde au loin, dans le vague. Dans ces conditions il ne nous paraît possible d’avoir un résultat tout à fait exact que par la suppression totale de l’accommodation. De même qu’une bonne skiascopie — surtout chezles enfants — ne peut être faite qu'après atropinisalion, de même ici l’atropine permettrait seule une mensuration prée.. Cise;
Si l’on ne veut pas y avoir recours, il faut savoir : que d’une part l’œil fixant près est toujours trop - dirigé vers le plan médio-sagittal, et ainsi, que l'angle mesuré sera trop fort s’il s’agit d’un stabisme
convergent, trop faible s’ils’agit d’un strabisme diver-
gent, et cela d’une quantité que nous calculerons ;
que d'autre part cette lecture corrigée ou la vision : à 5 mètres ne représente pas un résultat exact pour - un hypermétrope.
| Nous concluons donc que la mesure de la déviaà tion du strabisme dans le regard à l'infini n’est pas valable pourdes hypermétropes as cependant très fréquents —; elle ne représente pour eux qu'un stade, . un moment de leur déviation. Par contre la mesure
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avec excès de convergence nous paraît excellente pour connaître le strabique dans l'attitude où il est dans la vie normale alors qu’il nous regarde de près, ou qu'il veut lire. Elle nous semble très utile à faire pour connaître le strabisme (convergent) maximum et avoir une notion du maximum de correction à faire. Nous connaîtrons donc bien un strabisme en le mesurant dans la convergence par la fixation
rapprochée, puis dans le repos absolu sous atropine.
Il, - REVUE DES MÉTHODES DÉCRITES
Après l'étude analytique de ces différents éléments, étudions leur synthèse et pour cela examinons les méthodes décrites par les principaux auteurs et traduisons-les par des schémas.
Nicati dans sa Physiologie oculaire nous dit: « placer l'œil dévié au centre de l'appareil, déterminer par la kératoscopie à quel point de l’arc correspond le centre de sa cornée; faire ensuite regarder [l’autre œil au loin, droit devant lui, ce qui amène le premier en position strabique, et déterminer par la kératoscopie, à quel point nouveau du cinémomètre, correspond le milieu de sa cornée; l'écart entre les deux points mesure l’angle du strabisme » (fig. x a).
Cette méthode est extrêmement élégante puisque l’angle « est compris dans la lecture; toutefois il y a quelque imprécision dans la direction du regard et pour tenir compte de l’angle « il faut que dans un premier temps l'œil strabique soit susceptible de fixer le centre de l'appareil, ce que ne peut pas toujours faire un organe amblyope ; l’auteur d’ailleurs reconnaît plus loin cette difficulté.
Sauvineau dans l'Encyclopédie française d'optal-
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mologie indique cette façon de procéder: « la tête du sujet est placée sur la mentonnière de telle façon que l'œil strabique soit exactement au centre. On fail fixer au sujet un objet placé au loin, à 5 mètres environ, sur la ligne axiale. » (fig. 1 b) Cette mensuration est parfaite, l'angle est géométriquement exact et la fixation est assurée.
Fig, 1. — a) NicaTt.
OG dévié est au centre O. Il fixe d’abord S; son axe passe par P (angle «). Y
Ensuite OD non dévié, placé en w regarde à l’© ; l’axe de OG passe alors par I : la déviation + angle « est POI.
b) SAUVINEAU-LANDOLT, PANAS (1'° interprétation), AXENFELD (1 interprétation), TRuG, VALUDE et FRENCKEL. OD non dévié fixe un objet suivant wN.
OG dévié, placé au centre O, regarde suivant OI. La déviation est l’angle SOI,
Landolt dans le Traité complet d’'Optalmologie de De Wecker et Landolt s'exprime en ces termes : « le menton du sujet... repose. de telle façon que le centre de rotation de l’œil dévié coïncide approximativement avec celui du demi-cercle. Le sujet est invité à fixer un objet silué à 5 mètres au moins sur une
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ligne qui passe par le centre et le sommet du périmètre. Dans ces conditions. (fig. 1 b) ».
Tout ceci est parfaitement exact, nous notons la justesse de la mesure-angulaire et l’excellence de la direction du regard. Soulignons en passant le mot approximativement ; l’auteur, avec raison, ne prétend pas faire une mesure de physique impeccable.
Truc Valude et Frenkel s'expriment ainsi dans les Nouveaux éléments d'Ophtalmologie: «la déviation angulaire ou en degrés se mesure au périmètre en faisant fixer un objet éloigné par l’œil sain... l’œil dévié étant placé au centre de l'instrument » (fig 1 b).
La lecture est juste, encore que l’auteur n'indique
o nullement comment doit être choisi l'objet qui sert
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rs « à fixer le regard.
Panas, dans son Traité des maladies des yeux
- écrit : : € pour mesurer exactement l'angle du stra-
- bisme, la connaissance préalable de l’angle y ou «qui pratiquement se confondent, est indispensable. __ On fait fixer à l'individu la flamme d’une bougie pla- &. cée à 5 mètres, sur la ligne horizontale passant par
le cehtre du périmètre. »
= La fixation est donc très bonne, mais l’auteur qui cependant vise à la précision, omet de nous dire exac-
tement la position du menton. En tous cas, d’après la figure. 82 du tome I, et les indications que donne auteur en. cet endroit, pour maintenir en place le ont, un des yeux: est certainement au cenire du érimètre. Si l’opérateur y met l’œil dévié, la mesure st excellente, identique à celle de Landolt ou rue E. Cuvillier
neau (fig. 1 b). Dans le cas contraire, ou c'est l'œi: qui fixe qui est au centre du périmètre, il faut faire des rectifications, puisque d’une part la mesure angulaire n’est plus valable, l'œil n'étant pas au sommet de l'angle, et d’autre part la direction de l'œil dévié ne devant pas passer par le sommet de l’instrument, mais devant être parallèle à celle de son
06 OD Fig. 2. — a) PANAS, DE LAPERSONNE et CANTONNET (2° interprétation). OD non dévié est au centre et regarde à l'infini. OG dévié, placé en w regarde I.
La déviation n’est pas SOI mais Nul. 5
(b TERRIEN (2° interprétation).
OD est au centre et fixe S.
OG est en w et fixe S : la déviation est Swl et non pas SOI.
congénère pour ces mesures (fig. 2 a). Nous établirons un barème de ces corrections.
Axenfeld dans son Traité d’ophtalmologie procède ainsi: « on place l'œil strabique au milieu du cercle périmétrique vis-à-vis du zéro : l’autre œilfixe un point objet situé dans la direction du zéro. » N'ayant lu que la traduction du D'Menier,nous ne pouvons préjuger de la pensée exacte de l’auteur. Nos pensons qu’il envisage un point-objet situé sur l’axe de
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l'instrument : alors la mesure serait parfaitement juste ; ce serait celle indiquée par les auteurs précédents (fig. 1 a). Mais une direction déterminée par l'œil non dévié, décentré, et le zéro de l'instrument nons permettrait de faire la critique suivante : l’œil strabique ne devrait pas être dirigé normalement, c’est-à-dire vers le zéro, mais parallèlement à la