OD
Fig, 3 — a) AXENFELD (2° interprétation), DE LAPERSONNE et CANTON- NET (1° interprétation).
OD non dévié est en w et regarde à l’infini suivant wS. OG dévié est au centre, fixe suivant OI et devrait être dirigé suivant ON : la déviation n’est pas SOI mais NOI.
b) TERRIEN (1° interprétation).
OD non dévié fixe $, en convergence.
OG dévié est au centre, regarde suivant OI : la déviation est
bien SOI.
direction de l'œil sain. Cette direction forme un angle facile à calculer mais qui doit corriger la lecture (fig. IE.)
De Lapersonne et Cantonnet dans le Manuel de neurologie occulaire donnent la description suivante : «.le sujet ést placé devant le centre de l'instrument
“et fixe à une distance de quelques mètres un objet
situé de telle sorte que l’axe du regard de l’œil non
dévié passe par le zéro du périmètre. Il suffit alors de noter à quel degré du périmètre repond l’axe du regard de l’œil dévié ». L'auteur ne dit pas où placer exactement le menton ou l’œil dévié. Nous ne pensons pas que le menton soit au centre de l'appareil puisque sur les gravures ont voit que le périmètre usité est celui du professeur De Lapersonne qui comporte deux places symétriques à la mentonnière ; mais où que soit placé lementon, nous notons une erreur géométrique.
1° L’œil déviéest au centre du périmètre, la lecture estexacte géométriquement mais ne représente pasla déviation car l’œil non dévié regarde à l'infini dans une direction qui n’est pas la normale, et il faut ajouter ou retrancher, suivant que le strabisme est convergent ou divergent, l’angle que fait cette direction avec l’axe du regard exactement en face, angle que nous calculerons, de même que pour la seconde manière d'interpréter Axenfed (fig. 3).
2° L’œil non dévié est au centre du périmètre ; ila une bonne direction indiquée par l’axe du périmètre, mais l’angle lu doit subir une correction que nous mesurerons ultérieurement comme pour la seconde manière d'interpréter la méthode de Panas. En effet l’angle lu n’est pas géométriquement vrai puisque d'une part l’œil dévié n’est pas au sommet de cet angle, d'autre part la direction de cet œil dévié devrait être parallèle à celle de l’œil sain et ne passerait pas par le sommet de l’instrument : un même calcul évaluera la double erreur (fig. 2 a ). | |
CE os
Morax, dans son Précis d'ophtalmologie expose très minutieusement sa méthode: « le menton doit occuper le centre de la mentonnière (non pas la partie latérale) de manière à ce que ce soit non plus l’un des deux yeux qui soit au centre de l’arc, mais la base du nez. Les deux yeux sont tenus ouverts et fixent tantôt le milieu de l’are (distance de 30 centimètres) tantôt au-dessus de l’arc et à une distance éloignée. Il y aura lieu en effet de tenir compte dans la détermination, dufait que la convergence entre ou non en jeu. »
— Donc pour cet auteur :
| 1° Cest la racine du nez qui occupe le centre du périmètre ; les lectures sont donc géométriquement fausses ; on lit un angle qui ne représente pas celui que l’on cherche : le calcul permet de connaître l'importance de l'erreur ; 2° Le sujet accommode d’abord puisqu'ilregarde à =. une trentaine de centimèlres, la mesure obtenue et corrigée est donc celle de la déviation dans la fixation rapprochée : ce qui nous paraît très utile à connaître ; 8 Le sujet regarde ensuite au loin, mais dans des
conditions légèrement imprécises. D'ailleurs la méthode et la lecture pour la vision lointaine sont exposées par la figure 4 (Morax, fig. 377, page 636). Il y a une erreur géométrique dans l'interprétation . ‘qui est donnée comme explication de la gravure. Morax : suppose que la racine du nez étant au centre Lu du périmètre, l'axe de chaque œil regardant à l'infini