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passeà r0° de chaque côté du o.Or chaque œil étant à 3 centimètres du centre, l'axe passe entre 5° et 6°; admettons 6° ce qui est loin de 10°: il faudrait un écartement de 11 centimètres entre les à pupilles. Morax supposant le point I, la direction de l'œil dévié sur 20e lit 20° + 10° = 30° SOI + NOS = NOI. Cette mesure veut-elle représenter l’angle NAI ? La lecture en est fausse puisque À est loin du centre o. La lecture SOI soit 20° serait fausse également puisque SO n'est pas la direction que devrait avoir
l’œil dévié qui est placé en vw’. L’angle de déviation réel I w’ N° égal à l’angle NAÏI serait aussi faussement apprécié par la lecture 20° — ro° = 10° soit SOI — SON’ puisque w’ n’est pas au cenire o : c’est cependant cette lecture qui se rapproche le pius de la vérité. En donnant à NOS et N’OS sa valeur normale — 6° et en plaçant I à 30° (fig. 4-) l'angle de déviation réelle n’est pas 36° comme l'indique Morax ni 30° ni 24°: c’est cependant ce dernier chiffre qui est le plus approché.
Cette gravure illustre même remarquablement bien l'erreur géométrique qui consiste à mesurer un angle par un arc dont le centre n’est pas occupé par le sommet de l’angle. Les deux angles en w’ et en A sont égaux (parallèles coupées par une sécante) cependant l’un coupe un arc de 36° et l’autre un arc de 24°.
Cette méthode n’est donc valable qu'avec les corrections calculées plus loin.
Tous ces auteurs font donc fixer le sujet à l'infini, ce qui n’élimine pas la convergence que peuvent
conserver les hypermétropes ainsi que nous l’avons vu. Ceci de plus exige un vaste espace libre devant le périmètre : ces mesures peuvent donc devenir impossibles dans un cabinet de dimensions res-
treintes. Plus pratique sera la méthode suivante de Terrien.
Fig. 4. — a) Monax. — Le menton est en O au centre. OD non dévié fixe S, en convergence.
OG dévié est dirigé vers 1 : SOI ne mesure pas la déviation qui est Sul.
b) Morax. — OD regarde à © suivant wN. 5 OG dévié vers I : la déviation est N’w’L'et non NOS + SOI.
Terrien dans son Précis d'ophtalmologie nous dit ceci : « le sujet placé comme pour la recherehe du champ visuel, fixe avec l’œil non dévié le centre de l'instrument, tandis que... La distance de la bougie du zéro de l'arc, évaluée en degrés, donne le degré du strabisme. » Puis l’auteur conseille de faire une nouvelle mesure après atropinisation pour obtenir ainsi les parties « fixe » et « variable » de la dévia-
tion. Nous avons donc ici une première mesure avec accommodation et convergence, et une seconde avec relâchement total, ce qui nous paraît excellent. Nous aurons aussi un point de fixation bien net, retenant parfaitement l'œil en position et renseignant bien l'observateur sur la direction du regard. Enfin la lecture peut se faire dans un espace aussi restreint que l’on voudra, ce qui la rend pratique dans le cabinet d’un praticien.
Mais l’auteur ne dit pas en quel point doit être placé le menton et si nous nous reportons à l'examen
périmétrique du champ visuel nous lisons : « Le péri-
mètre se compose d’ua demi-certle…. et d’un support placé à 33 centimètres en avant, sur lequel l’observé appuie le menton, tandis qu’il fixele zéro de l’instrument... » Nous pourrions donc penser que le menton est au centre, mais au bas de la gravure nous voyons que l’appareil usité est celui du Professeur De Lapersonne, sur lequel le menton peut être à droite ou à
gauche. De quelque façon qu'il soit placé il subsiste |
“une erreur géométrique, d’ailleurs calculable. 1° Si l'œil dévié est au centre: la première lecture
avec convergence est exacte, la mesure angulaire est
valable puisque les deux yeux devraient converger
vers le o de l'instrument (fig. 3 b); mais la seconde L lecture sous atropine est fausse car pour la vision ; lointaine, sans accommodation, l'œil dévié ne 7 devrait plus être dirigé vers Je o mais dans une direc- Fe
tion parallèle à celle de l’œil fixateur (aie en ON. parallèle à à os - — fig. 3 a).
Si l'œil fixateur est placé au centre ily a une erreur de lecture d’abord dans la vision avec convergence puisque l’œil dévié n’est plus au sommet de l'angle mesuré (fig. 2), ensuite dans la vision sans accommodation même erreur et en plus erreur angulaire puisqu’alors cet œil ne devrait pas fixer le zéro de l’appareil mais être parallèle à son congénère (fig. 2 a).
Enfin terminons en faisant remarquer que dans des strabismes convergents considérables, l’œil dévié par aucune des méthodes précédentes ne peut être fixé et l’angle de déviation ne peut être mesuré, la saillie nasale en effet empêche d’observer le reflet de la flamme au centre de la pupille.