‹ De la Métatarsalgie Maladie de MortonChapitre 8 sur 23 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

‘C'est en Amérique que pour la première fois cette affection singulière fut signalée par Thomas-G. Morton, qui la décrivit en 1876 et lui donna le nom d’affection douloureuse de la quatrième articulation métatarso-phalangienne, il étudia cette maladie très complètement et en publia quinze observations très caractéristiques. | - En France, l’école lyonnaise, en la personne d'Auguste Pollosson, publiait également une observation très complète de métatarsalgie antérieure, c'était en 1889, et sans avoir eu connaissance d'ailleurs des travaux de G. Morton parus antérieurement en Amérique; cette observation confirmait les idées de G. Morton et donnait une pathogénie très Juste de ce que l’on appelait aussi : {névralgie de Morton ».

Puis en Amérique les travaux se poursuivirent ; Grün dans ses mémoires l’appelle métatarsalgie ; Bradford, en 1891, en fait également une étude assez complète.

Puis Kemper, Mason et Guthrie l’étudièrent tour à tour. Ce dernier l’appelait simplement « orteil doulou-

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reux », et enfin Thomas-S.-K. Morton en 1893 fit une revue des travaux de S.-G. Morton sur la question.

En France, marchant de pair avec celles d'Amérique, les études se poursuivirent. Bosc, en 1894, donnait une monographie de la maladie de Morton, Lamacq et Ferré en publiaient des observations. Enfin de récents travaux, où l’on a utilisé les dernières conquêtes de la science, ont été faits sur la question, et Péraire et Maly, utilisant la radiographie, ont étudié l’anatomie pathologique de la maladie de Morton; et s'appuyant sur ces mêmes radiographies en ont donné une pathogénie nouvelle. De même le professeur Duplay faisait une clinique sur la métatarsalgie et une thèse de Caizergues résumait la question d’une façon très complète.

En Italie, de même, la métatarsalgie était l’objet d’études et exerçait la sagacité de Pieri et de Taruffi; et plus récemment Nicolas Giannettario publiait une observation confirmant les données anatomo-pathologiques et pathogéniques que Péraire et Mally avaient émises en France.

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