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L'efficacité du principe de Passoeiation des idéei

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est i^coQtest^ble pour apprepdre quoi que pe soit, et il faut ajouter pour faire retenir ce qu'où a appris. Tout luaître iutelligeft]; doit donc le mettre en pratique, et il sç recommande au répétiteur et surtout au précepteur chargé d'instruire Télèvq qui lui a été confié. J'ai connu intimement des jeunes gens, prévenus jusqu'à la passion contre la matière d'un enseignement qui n'avait offert aucun attrait à leur esprit, p^fce que, mç disaient-ils, paalgré toutes les questious, le maitre n'avait pu ]env en faire concevoir ni le but, iH rutjUté, reypuif ^ une opinion absolument ppntraire, parce qu'un bompiei s'était trouvé qui, en captivant leur attention par \jfç\e, J^§ureuse association d'idées, leur avait ouvert les yeux sur Ips grands avanta^jes et les charmes luênies que leur offraient des études à l'égard desquelles ils i^e s'étaient senti jusque-là que le plus extrême éloignement.

98. L'usage de l'jenluminure dans la cpnfectipn des plans terriers et des cartes géographiques, reposant sur le principe de faire saisir facilement aux yeux la diversité des parties d'un ensemble, m'^ semblé devoir prendre plus d'utilité, si l'emploi des couleurs, cessant d'être arbitraire, était subordonné à quelques règles fort simples qui, en môm@ temps,

satisferaient au principe de la distinction des parties d'un tout et au principe de l'association des idées conformément aux propositions que j*ai énoncées dans mon ouvrage sur la loi du contraste simultané des couleurs (1839) (1).

99. Avant tout^ disons que, pour enluminer une surface où se trouvent des caractères, des chiffres, des linéaments quelconques, ime règle doit toujours être observée : c'est d'employer une couleur d'un ton assez clair et toujours transparente, afin que la vision des lettres, des chiffres et des linéaments soit toujours facile.

iOO. Sans insister sur l'avantage que présente l'emploi des papiers de couleur, ou ce qui revient à un certain point au même, de marquer, d'un coup de pinceau de couleurs diverses des papiers blancs de différents ordres, de différents sujets que l'on veut classer et conserver; sans insister sur l'usage d'étiquettes ou d'enveloppes de couleurs diverses pour des graines de plantes à fleurs de différentes couleurs; sans insister sur l'utilité que l'enseignement

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retire de l'usage des couleurs consacrées à des objets spéciaux, surtout lorsqu'ils se trouvent ensemble, je vais parler de l'usage raisonné des couleurs, soit pour des sujets qui se prêtent à un ordre de succession ou de superposition, comme le sont, par exemple, en géologie, les terrains formés de couches horizontales, soit pour des sujets qui sont susceptibles de se mêler, de se confondre, après s'être montrés chacun d'une manière distincte, parce qu'ils étaient isolés.

A. — Emploi des couleurs pour des choses superposées

ou successives,

iOi. Lorsqu'un rayon de lumière blanche émané du soleil traverse un prisme de verre, il se partage en rayons de diverses couleurs, parce que le rayon blanc n'étant qu'un mélange de ces rayons qui subissent des déviations inégales en traversant le prisme, ils se trouvent alors ainsi séparés et présentent chacun sa couleur spéciale, ou, pour parler exactement, l'activité spéciale d'après laquelle il produit en nous une sensation exprimée par la couleur que le langage attribue au rayon qui en est la cause. L'ensemble des rayons colorés est le spectre

solaire,

tti DE vjMommn !>u utes

Pn commençant par les rayons l^i moinç réfrangibles, on a :

Le rouge, L'orangé, Le jaune, Le vert, Le bleu.

Le violet.

102. En considérant chacune de ces pix couleurs comme graduée en tons croissant d'intensité, du blanc au noir, de manière qu'entre ces extrêmes on compte 20 tons équidistants, je sais par expérience qu'en prenant les tons i, 3, 5, 7, 9 et même il, on aura des teintes très-distinctes et susceptibles de servira l'enluminure; il est entendu qu'on préférera les tons les moins foncés s'il s'agit d'enlunûner du papier où se trouvent des lettres ou desjsignes de couleur noire. L'ensemble des 20 toiis d'une pième couleur s'appelle gamme.

On voit coQiment, avec les six gammes de couleurs du spectre, on peut obtenir 36 teintes différentes propres k l'enluminure.

103. Allons plus loin; que l'on prenne dans mon premier cercle chromatique, entre les six couleurs

PANS K^mEI9?fl5inSNT. ilft

que j'ai nommées précédemment (101), les six suivantes : le rouge-orangé^ Vorangé-jaune^ le faune-vert^ le verP^leu, le bleu-violet et le violet-rouge^ on aura 36 teintes nouvelles à ajouter aux 36 premières; total 72 teintes.

Qu'on ajoute à ces 72 teintes les 6 premiers tons impairs de la gamme du noir, et l'on aura 78 teintes.

Enfin, en prenant des gammes appartenant à mon cinquième cercle, où les couleurs du premier cercle se composent de 4/10 de noir et de 6/10 de couleur, OQ portera ainsi le nombre des teintes à 78 -{- 72 = 150,

104. J'ai toujours été étonné que les géologues n'aient pas adopté des couleurs déterminées pour désigner les couches terrestres qu'ils distinguent les unes des autres, et les objections qu'on a faites à mon opinion sont loin de m'avoir convaincu de leur justesse (1). D'un autre côté, ayant toujours préféré me laisser aller à un travail indépendant plutôt que de perdre mon temps à tracer un programme, dont l'homme isolé doit toujours s'abstenir pour peu qu'il estime son repos et qii'il fuie l'utopie

(1) De la loi du contraste simultané des couleurs ^ page S5t (18W).

comme un ridicule, c'est dire que je me suis abstenu de présenter un tableau colorié tel que je le comprends : je me bornerai donc à énoncer quelques principes dont l'application aux cartes géologiques sera facile dès qu'on le voudra.

105. En montrant la possibilité de recourir à 150 teintes de mes cercles chromatiques pour distinguer une succession d'objets quelconques, je suis loin de conseiller toujours l'emploi de ce nombre de teintes, et surtout quand il s'agit de cartes géologiques; car le moyen d'user utilement de la couleur pour satisfaire au principe de la vision distincte des parties d'un même tout, c'est de ne point vouloir le pousser à l'extrême, ainsi que cela résulterait de l'emploi d'un très-grand nombre de teintes diverses. Cette conclusion est conforme d'ailleurs avec le coloriage des cartes géologiques ; par exemple, les auteurs de la carte de France n'ont distingué par la couleur que 32 terrains spéciaux, et encore ont-ils attribué une même couleur à quatre terrains volcaniques, en en distinguant trois par des points de diverses couleurs et un par des lignes noires parallèles.

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