CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SERVANT D'INTRODUCTION
117, Les propositions gujB je viens d'exposer ont î^ssez de certitude d^ns leur généralité pour leur valoir le titre de principes propres à donner la cause de faits ou de simples rapports sociaux qui n'ont jamais été suffisamment expliqués, sans doute parce (jue la continuité de Jeur manifestation les a dérobés à notre attentiqn, fort différents ei^ cela de pbéno-
mènes ordinaires du monde extérieur qui, loin de passer inaperçus, nous frappent vivement en agissant sur quelques-uns de nos sens, tels que la vue ou rouïe.
118. Que Ton considère l'ensemble des idées exposées dans cet ouvrage au point de vue le plus élevé, et Ton verra que Verreur la plus fréquemment commise dans les recherches du domaine des sciences naturelles a été en définitive dé prendre la partie pour le tout. Or, rien ne met mieux en évidence Torigine de cette erreur que l'aspect sous lequel j'ai présenté la marche de l'esprit humain dans la recherche de la vérité du ressort de ces sciences, comprenant l'étude des êtres concrets.
119. Effectivement, dans les recherches des vérités du ressort des sciences naturelles pures, l'esprit humain procédant du concret à l'abstrait et revenant de l'abstrait au concret, le but que j'ai attribué à ces sciences étant la connaissance de toutes les propriétés du concret qu'elles étudient, et ce but jusqu'ici n'ayant été atteint pour quoi que ce soit, on est autorisé à conclure qu'aucune de nos connaissances relatives au concret n'est parfaite et que tous ceux qui auront étudié et dont la probité égalera le sa-