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Toir seront exposés à répondre : « Je ne sais paSy » à beaucoup de questions qu'on leur fera; mais si, au lieu de cette réserve d'une science réfléchie et consciencieuse, celui qui, par aveuglement de son propre savoir ou par un autre motif, a la prétention de répondre à touiy il compromet bien souvent la véritable science; etaujourd'hui le public incapable qu'il est d'apprécier le degré de certitude où chaque science est parvienne, a-t-il tort après avoir été si fréquemment induit en erreur par des réponses qu'il a reçues d'un savoir imparfait ou téméraire, quand on entend cette phrase sortir de sa bouche : « La ihéorie dit oui et la pratique dit non, » ce qui signifie : la science se trompe, mais non pas la pratique ? Le public, dis-je, a-t-il tort? Je ne le pense point.
420. Mais si prendre la partie pour le tout arrive souvent dans la science, est-ce à dire que hors de son domaine, dans la société cette erreur n'est pas commise? Loin de là; elle l'est fréquemment, non-seulement par le public ignorant, mais par le monde lettré même, et si je ne le pensais pas, ces lignes que j'écris n'auraient pas raison de l'être.
421. La définition du fait dans les sciences, vraie aussi dans toutes les branches du savoir humain,
tSO PITRQQUGTION
conduit à conclura quQ les faiU tels que je les ei définis soi^t» ^ içuteê el^mt les ^mmU de» connais^ sance$ humaine$ sam 4Uiinçtion; conclusion parfaitement conforme aux paroles du grammairien, quand il définit le suhiantif nbstrqUy \x\i^ propriété, une qualité i un attribut commun à des êtres concrets divers (76), et qu'il coipprend d^s sa définition les qualités morales 0u domaine de Thumanit^. Des définitiops émanées (l'une méthode qui, ayant eu l4 chimie pour point 4^ départ, s'es( étendue aux sciences naturelles, vpnant enfin à s'accorder avec celles (le la grammaire et de l'histoire moralq de l'homme, montrent par cet accord môme comment une expression générale, la définition du mot fait, embrasse à la fpis les abstractions 4es corps itiorganiques et les abstractions des corps vivants, y compris celles de l'ordre moral qui sont l'apanage exclusif d'un être libre pn possession de la couscieupe de ses actes.
122. Mais §i l'histoire de l'homme présente plus de choses abstraites que l'bistoireij'aucun autre être, toutes ces choses abstraites sont rameuées au concret de la manière la plus intime, soit à l'individu isolé, soit à rincljyi4u assopié ; et à cpt égard, dans l'application de la m^tbode naturelle ^ la plassificatiqn (les
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êtres vivants, on ne trouve pas un ordre d'abstractions aussi nombreuses ni aussi variées que celui que nous ofTre Tordre d'abstractions du ressort des qualités morales, et rien de ce que j'ai dit de l'application de la méthode naturelle à la classification des êtres vivants ne présente des abstractions aussi nombreuses et aussi variées que les abstractions dont se compose l'histoire du moral de l'homme. Cette distinction faite, occupons-uns des analogies que présentent des faits sociaux comparés avec l'ensemble des faits précédents.