‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 59 sur 117 · Continuons, je n'ai pas achevé l'histoire relative · texte numérisé non relu

Continuons, je n'ai pas achevé l'histoire relative

à la manière dont je m'étais expliqué la détonation des composés salins des amers obtenus de V indigo.

En 1818, Vauquelin fit connaître l'existence d'mi oxacyde de cyanogène; mais cet acide ne fut complètement défini que par Wohler, qui le représenta par un atome d'oxygène et deux atomes de cyanogène. On l'appelle acide cyaneux,

Sérullas fit connaître un acide qu'on nomma cyanique^ et qu'on reconnut plus tard être identique à V acide pyro-urique, que Scheele avait obtenu de la distillation de l'acide urique. On admit que cet acide est représenté par trois atomes d'acide cyaneux, c'est-à-dire trois atomes d'oxygène et six atomes de cyanogène.

172. M. Liebig se livra à un long travail sur l'acide des fulminates obtenus, comme on le sait, en ajoutant avec précaution de l'alcool à des dissolutions azotiques de mercure et d'argent: les fulminates se précipitent par le refroidissement. Personne n'ignore aujourd'hui que les amorces fulminantes se composent de fulminate de mercure.

Quelle est la composition de l'acide fulminique ? Elle est le double en atomes de l'acide cyaneux, c'est-à-dire de deux d'oxygène et de quatre de cyanogène, selon M. Liebig.

i7d. Je le demande, comment admettre, sans réflexion, sans commentaire, qu'un oxacide de cyanogène, intermédiaire entre Tacide cyaneux et Tacide cyaniquCy qui est, non pas détonant, mais fulminant 1 tandis que les deux extrêmes, l'acide cyaneux et l'acide cyanique ne le sont nullement. Que devient alors Vidée qu'on se fait si communément (/z< milieu en toutes choses, le calme, le repos, en opposition avec Vidée qu'on se fait de l'exagération des extrêmes? Or, certes, il faudrait bien des raisons pour admettre de tels faits comme incontestables. Aujourd'hui elles ne sont plus nécessaires.

Gerhardt soupçonna l'existence d'un oxacide d'azote dans l'acide fulminique. Le lieutenant d'artillerie russe, Ghichkoff, dans un travail expérimentai, chercha à en démontrer l'existence. M. Kekulé admet l'existence de l'acide hypoazotique, et M. Ghichkoff, dans un travail récent, représente l'acide fulminique, ainsi :

G* (Az 0*y H* (GAz)» (1).

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