Je termine par ce simple résumé
(1) n admet les poids suivants:
Hydrogène, 1. Azele^ li.
Oxygène, 16. Carbone^ 12.
18f PREMIER GROUPE.
i« Je fais connaître, eni809, la présence d'un oxacide d'azote dans l'amer de Welter, l'acide picrique. Je dis pourquoi je ne puis comprendre la détonation de ce corps et de ses composés salins sans y admettre l'existence de l'acide azotique. Je fais connaître un grand nombre de picrates.
2' Je fais connaître comme espèce chimique l'acide qu'on a nommé depuis indigotique^ anilique^ ni- (ranilique, nitro-salicylique. Je le décris à l'état de pureté. Je fais connaître ses composés salins. J'en assimile la composition au précédent.
3* Je montre que les amers obtenus du bois de Brésil et de l'aloès donnent, comme l'amer de Welter, dans leur décomposition, des produits nitreux.
4» Je fais connaître la présence d'un oxacide d'azote dans le tannin artificiel de Hatchett, obtenu de la houille.
5* Je démontre la présence du même oxacide dans l'oxyde de charbon de Proust.
6° Je démontre la présence de l'acide sulfuriquc dans les composés provenant de la réaction de cet acide avec le camphre.
Plus de vingt ans après ces travaux, M. Liebig combat la présence de l'hydrogène et d'un oxacide d'azote dans l'amer de fVeltery et son élève, le doe. teur[BufF, compose deux Mémoires pour prouve i*
que je me suis trompé sur la composition de Vamer au minimum y V acide indigotique.
L'exactitude de mes vues sur la composition des amers et des matières astringentes artificielles, sont justifiées. Plus de cinquante ans après, on admet l'existence d'un nombre considérable de composés qualifiés de nitrés; on découvre la nitroglycérine ; conduit par les mêmes faits, que j'ai exposés en 1809, on admet l'existence d'un oxacide d'azote dans l'acide fulminique, — et le nom du jeune savant de 1809 n'a été prononcé par personne dans l'histoire de ces travaux I Heureusement il est encore là en 1869 pour les rappeler I
Becherches sur les matières grasses.
175. Je serai bref dans ce que je dirai de ces recherches parce que peut-être sont-elles moins inconnues du public que les précédentes.
L'observation que je fis de cristaux de margarate de potasse dans un savon mou, employé avec succès dans le département de la Seine-Inférieure (1809) au foulage des draps, a été le point de départ de ces recherches, et tout fortuit qu'il fut, il était le plus favorable qui pût se présenter à des travaux dont
le but devait êj;re de réduire la matière soumise à Texpérience en espèces chimiques (9) définies par leurs propriétés. Car en commençant mon travail par l'examen de corps qui avaient subi Faction des alcalis, ils étaient par là même moins complexes que les principes immédiats neutres constituant les suifs, les graisses, les beurres, les huiles des êtres vivants d'où ils provenaient. Dès que j'eus reconnu que les corps gras saponifiés étaient de véritables acides, il mefut démontré qu'en les unissant à des bases, il me serait plus facile d'isoler les acides à l'état salin par les dissolvants que les principes immédiats neutres dans leur état naturel, par la raison que ceux-ci à cause de leur analogie de composition et de propriétés, ne pouvaient être isolés par des dissolvants neutres, tels que l'alcool, que par la différence de leur solubilité respective, différence que je savais déjà être faible.
176. En commençant mon travail par l'analyse des corps gras saponifiés, les acides margarique, stéarique, oléique, phocénique, butyrique, caproïque, caprique et hircique, il me fut plus facile d'arriver à des résultats précis que si j'eusse commencé par vouloir isoler la margarine, la stéarine, l'oléine, la phocénine, la butyrine, la caproïne, la caprine et
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rhircine.Le travail était bien simplifié, lorsque, avant d'aborder l'analyse de ces principes neutres, on savait que tous donnaient par la saponification de la glycérine et chacun un acide spécial qui caractérise l'espèce neutre.
177. Une fois ce résultat obtenu, il était aisé de montrer Terreur commise par Fourcroy, lorsqu'il avait confondu sous un nom unique adipocire, le gras des cadavres du cimetière des Innocents, le blanc de baleine et la matière cristallisable des calculs biliaires. Grâce aux précédentes recherches, il me fut facile de distinguer ces trois matières les unes des autres. Le blanc de baleine que je nommai cétine et la matière cristallisable des calculs biliaires que je nommai cholestérine^ sont neutres; la première se fond à 48 et donne par la saponification des acides margarique et oléique, et de plus l'éthal. La cholestérine, fusible à i^V^ n'est pas saponifiable ; enfin le gras des cadavres provenant de la graisse humaine est acide et essentiellement formé d'acides margarique et oléique. Aussi peut-on l'unir à la potasse et l'en séparer sans qu'il ait perdu de son poids et sans qu'il ait éprouvé de changement dans sa fusibilité.