‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 83 sur 117 · BOTANIQUE ET ZOOLOGIE. SOS · texte numérisé non relu

BOTANIQUE ET ZOOLOGIE. SOS

les individas d'une môme espèce n'étant pas iden* tiques par tous les attributs, le caractère apéctfiqtie'ne se compose que des attributs qui sont communs à tous. On voit que ce caractère est une abstraction.

A plus forte raison en est-il de môme du genre comprenant les espèces dont les rapports mutuels de similitude sont plus grands qu'ils ne le sont avec toutes autres espèces.

Et à plus forte raison en est-il de môme encore des familles^ des ordres^ des classes^ des embranche^ menti et àurègne. Le nombre des attributs communs ya donc en diminuant de plus en plus à mesure que Ton s'éloigne du groupe espèce.

304, Enfin, une dernière remarque, c'est qu'ij n'existe aujourd'hui aucun principe pour reconnaître le nombre des espèces d'un genre^ le nombre des genres d'une famille^ le nombre des familles d'un orrfre, etc., et cela explique en partie les changements nombreux subis par les classifications qui ont joui le plus longtemps de la qualification de naturelles.

305. L'idée qui semble s'être présentée la première au naturaliste désireux de subordonner les espèces à la méthode naturelle, a été de compter les points de ressemblance, comme le fit Adanson

lorsqu'il établit ses familles naturelles de plantes (1761). Antoine-Laurent de Jussieu adopta un principe différent pour répartir ses genres en familles dans son Gênera plantarum (1789).

Préférant au nombre la qtnalitéy il choisit pour caractères de classification les attributs qui, dans la vie végétale, avaient le plus de constance ou, en d'autres termes, présentaient le moins de variation à l'observateur. La différence des principes explique la différence qui distingue les familles d'Adanson des familles de de Jussieu. Mais si la valeur respective des caractères est une pensée heureuse, si, comme on l'a dit, il est préférable de la peser au lieu d'avoir égard au nombre des ressemblances, la difficulté est de trouver la balance; et le temps écoulé depuis 1789, époque de la publication du Gertera plantarum, jusqu'à nos jours ne l'a pas diminuée.

Un système d'expériences bien important à entreprendre pour éclairer cette question, serait de multiplier le plus possible les variétés d'une même espèce de plante, afin de voir les caractères les moins variables : pour arriver à ce but, il faudrait semer les graines des variétés les plus prononcées d'une même espèce. Des recherches expérimentales répétées sur un certain nombre d'espèces diverses donneraient lieu indubitablement à des résultats im-

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