‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 84 sur 117 · BOTANIQUE ET 200L06IE · texte numérisé non relu

BOTANIQUE ET 200L06IE

portants, et Ton en sera convaincu si Ton se rappelle les observations remarquables faites par M. Decaisne sur les semis du poirier et du pommier. Des travaux de cet ordre justifieront la qualification d'expérimentale que la botanique et la zoologie doivent recevoir du temps et serviront mieux la science de l'oi^anisation que des discussions tout à fait oiseuses sur l'espèce.

306. La science du naturaliste, restreinte à une classification purement descriptive, a commencé à éprouver de sérieux changements dès qu'elle a tenu compte des observations émanées de Tanatomie comparée et de l'usage du microscope, c'est-àdire lorsque l'étude, en pénétrant de l'extérieur à l'intérieur, a fait connaître de nouveaux attributs, de nouvelles propriétés relatives; et de plus quand elle a fait remarquer que la connaissance de la structure des organes et de leurs connexions conduisait à rechercher les fonctions qu'ils accompUssent pendant la vie; on voit comment, ens'éloignant de plus en plus de la science exclusivement descripttvej on se rapproche davantage de la science expérimentale, et dès lors de la connaissance de l'individu.

8M ElfaEIGlfBMENT RELATIF.

307. Mais avant de montrer cette tendance actuelle de rhistoire naturelle vers la connaissance de Tindividu, il faut rappeler que l'anatomie comparée, à son début, a pu confirmer le naturaliste dans la pensée que l'objet de sa science était uniquement la connaissance de la c/asst/îca/ton, c'est-à-dire que la connaissance du concret j de Vindividu^ disparaissait devant la sublimité de Yabitractùm devenue la méthode naturelle.

Nul doute que l'étude comparative d'un même organe dans une série d'animaux telle que la pratique l'anatomiste confirmant ou rectifiant la classification établie d'après les caractères extérieurs a semblé justifier, durant un certain temps, l'opinion première du naturaliste convaincu que toute la connaissance des êtres vivants résidant dans la clam' ficatùm, perfectionner cette classification, c'était à la fois la consolider et justifier son opinion; mais en réalité elle se trouve ainsi trop restreinte pour être l'expression de la vérité.

308. C'est contrairement à une opinion trop restreinte que j'ai envisagé précédemment (i"* partie, chapitre YII) Vanatomey la physiologie et la médecine comparées^ comme des études absolument nécessaires pour connaître les êtres vivants, mais dont le but réel

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