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rurgien variera avec les circonstances, avec le siége, l’étendue et la marche de l’affection.
Les exanies hémorrhoïdaires sont particulièrement fréquentes; elles ne sont pas une contre-indication à la colopexie. Après la réduction du prolapsus on peut les voir disparaître ; c’est ce qui s’est produit chez un des colopexiés de M. Jeannel (Voir Obs. V).
Nous savons que les rétrécissements du rectum sont souvent une cause de prolapsus. C’est à l’excision qu'il faut avoir recours, même lorsque le rétrécissement est dû à la dégénérescence fibreuse d'un néoplasme syphilitique, au syphilome ano-rectal, car le traitement anti-syphilitique n’a plus d’action lorsque le syphilome est à sa période d'état. |
Lorsqu'il existe des phénomènes inflammatoires rectaux graves, on peut supposer que la colopexie simple serait inefficace, car après la réduction, lors du passage des matières fécales, la rectite. en donnant lieu à des douleurs, du ténesme et des tiraillements, empêcherait la formation des adhérences. Si la rectite est peu ancienne et médiocre, il n’est pas nécessaire de créer un anus artificiel : la colopexie suffit; on constipe le patient pendant quelques jours pour permettre aux phénomènes iuflammatoires de s’atténuer. ’
Le prolapsus rectal s'accompagne souvent chez la Be de descente de matrice; faut-il, comme la fait Defontaine, pratiquer une hystéropexie et une colopexie? « J’ai montré, dit M. Jeannel, que le prolapsus utérin était une conséquence quasi obligée des prolapsus rectaux de la femme quelque peu importants. La situation anato-
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mique, les points d'insertion sacrés, mais surtout rectaux des ligaments utéro-sacrés qui sont les véritables suspenseurs de l’utérus, rendent en effet inévitable la descente de la matrice, lorsque le rectum, l'S iliaque et leur méso s’effondrent à travers l’anus êt le périnée. J’en ai fourni la preuve expérimentale et clinique : expérimentale, en montrant chez ma malade, lorsque le rectum était prolabé, qu'il suffisait de réduire avec les doigts le prolapsus rectal pour réduire le prolapsus utérin, celui-ci étant évidemment sous la dépendance directe de celui-là ; clinique, par les résultats de la colopexie qui à parfaitement suffi à procurer la guérison du prolapsus utérin.. L'hystéropexie me paraît être tout au moins superfiue. »
On pourrait encore envisager l’état général du malade, la possibilité d’une maladie intercurrente, etc., mais il n'ya là rien de spécial à la-colopexie.
Un dernier point cependant doit attirer l'attention : c’est l’âge du patient. Chez l'enfant les exanies rectales sont en général partielles et leur guérison est surtout une affaire de temps. On peut se contenter de réduire la tumeur et de la maintenir au moyen d’un bandage. Mais lorsque l’exanie est constituée par toutes les tuniques de l'intestin, lorsqu'elle atteint plusieurs centimètres de longueur et à plus forte raison,lor$qu’elle descend jusqu'au creux poplité comme dans le cas de M. Poncet, le seul traitement qui convienne est la colopexie.
Le procédé colopexique a donc un vaste champ d’application puisqu'il est indiqué dans tous les cas de prolapsus total non compliqué d’affections organiques graves. Il est spécialement la méthode de choix lorsque le prolapsus est
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formé par une invagination de L'S iliaque, ce quise voit dans la proportion de 18 pour 100 des prolapsus, ou lorsque l'exanie s'accompagne d'hédrocèle, c’est-à-dire lorsqu'une anse intestinale est venue se loger en avant de la tumeur, dans le cul-de-sac péritonéal. C’est enfin le seul traitement qui doit être employé chez les sujets dont tout l'appareil fibro-musculaire du bassin est relâché, chez les femmes qui ont eu des grossesses multiples, chez les vieillards et les cachectiques.
M. Segond avait avancé que la résection primitive du rectum prolabé serait une condition du succès. Mais les faits ont montré que la résection préalable n’était nullement nécessaire.
On peut cependant entrevoir la possibilité de cas où l’excision et la colopexie s’associeraient avantageusement. Lorsque la tumeur herniée est volumineuse, irréductible ou atteinte de gangrène, il faut de toute nécessité l'enlever. Comme l'on sait que l’excision ne met pas à l’abri d’un nouveau prolapsus, il y aurait donc avantage à prévenir ce prolapsus par une colopexie complémentaire. Jusqu'ici cette vue de l'esprit n’a pas, que nous sachions, été mise à exécution. Rien cependant ne paraît devoir s'opposer à sa
réalisation.