PROS
Reste la Rectopexie inféro-postérieure. Dans la thèse de Soulié nous voyons que le premier rectopexié de M. Verneuil à été relativement guéri ; le deuxième a eu une récidive (c’est Le sujet de notre première observation). Nous y trouvons également que M. G. Marchand a eu un succès avec son premier malade; chez le deuxième le prolapsus étaitreproduit en partie deux mois après l'opération ; chez un troisième la guérison a été complète en trois semaines? Ajoutons que M.Jeannel aeu récemment un insuccès avec cette méthode (Voir l’obs. IV).
On peut donc dire que la rectopexie postérieure, même modifiée, manque souvent son but. Il ne saurait en être autrement puisque les adhérences que l’on crée ne fixent que quelques centimètres de la paroi postérieure du rectum à sa partie inférieure, et que dans les prolapsus graves‘ce sont les attaches supérieures qui font défaut.
Examinons maintenant le bilan de la méthode colopexiques
Nous n’avons pu recueillir que trois colopexotomies. Celle de M. Berger ne doit pas être considérée comme un échec, puisque la guérison s’est maintenue pendant huit mois et que le prolapsus ne s’est reproduit qu'après la rupture artificielle des adhérences pendant une opération ultérieure.
L’opéré de M. Richelot n'a pas eu de récidive ; la réduction du prolapsus qui avait résisté à tous les autres traitements, persiste ainsi depuis près de deux ans.
La guérison de la malade de M. Jeannel s’est maintenue jusqu’à sa mort survenue trois ans et demi après l’opération. A l’autopsie, on a trouvé au niveau de la cicatrice