LE GP
colo-abdominale des « adhérences fibreuses défiant toute tentative de rupture par traction. »
- En somme trois tentatives et trois guérisons dont deux définitives.
La cause est donc gagnée pour la colopexotomie.
La colopexie peut-elle donner d'aussi bons résultats?
Voyons les faits. Nous avons recueilli sept colopexies simples. Nous laisserons de côté la colopexie lombaire de M. Tuffier ; nous avons exposé précédemment les principales raisons qui doivent faire rejeter cette méthode. . Dans lecas de M. Verneuil (Obs. I) le prolapsus s’est reproduit en partie; mais rappelons que le rectum n'était que partiellement réductible à cause des nombreux traitements antérieurs, et, qu’on n'avait compris dans la suture péritonéo-abdominale que quelques appendices épiploïques.
Dans notre observation IV, M. Jeannel avait passé les fils àtravers le mésentère à un centimètre de l'insertion intestinale: il y a eu une très légère récidive.
Dans trois colopexies (Obs. III, V et VI) les fils ont affleuré et entamé un peu la musculeuse intestinale, ou ont cheminé à traversles tuniques musculaires; la guérison à été complète et s’est maintenue. ;
Ces faits démontrent, d’une part, que la suspension de l'intestin à l'aide du mésentère est insuffisante, car ce dernier peut se relâcher, glisser ou s’allonger, et permettre la reproduction du prolapsus ; d'autre part, qu'il faut provoquer directement des adhérences entre les parois intestinale et abdominale en entamant avec la suture les tuniques musculaires de l'intestin.
Si l’on veut bien considérer que les quelques insuccès datent des débuts de la méthode, les résultats que nous relevons ne permettent plus de regarder la colopexie comme « un pis-aller qu’on ne doit accepter qu'après avoir épuisé toutes les autres ressources chirurgicales », mais font de ce procédé le traitement le plus sûr des prolapsus complets du rectum.