Reûue nationale , t'« livraison
son regard sur l'histoire entière de l'humanité, s'attache à montrer que toujours une idée grande et fondamentale fut prédominante dans l'existence des diverses nations. « Ouvrez l'histoire, dit-il, il n'est pas un grand peuple qui n'ait été le porteur et le représentant d'une idée; la Grèce n'est-elle pas la patrie des arts et de la philosophie; Rome, le modèle des gouvernements et de la politique; Israël, l'expression du monothéisme le plus pur? Aujourd'hui qu'est-ce qui représente pour nous la science, n'est-ce pas l'Allemagne? l'unité, n'est-ce pas la France? la liberté politique, n'est-ce pas l'Angleterre?... » Nous en demandons pardon à l'auteur, mais c'est ici un véritable système de philosophie de l'histoire analogue à ceux qu'il combat comme de brillantes chimères. Sans doute, c'est une vue ingénieuse qui en fait le fond; mais elle n'a pa« plus de rigueur scientifique, cela est clair, que d'autres qui ont servi de point d'appui aux écrivains célèbres nommés par M- Laboulaye, et nous pourrons dire que lui aussi, dans ces assertions générales, exclusives, a encouru le reproche d'avoir érigé un élément particulier en principe universel et voulu rendre raison de tout par un seul mot (II).
Remarquons au surplus que la société n'est à cet égard que l'écho des lettrées ; on y entend sans cesse répéter effectivement que c'est maintenant l'étude