CHAPITRE Y
ne sont rien et ne prouvent rien , et plus loin : les lois du monde physique tious sont révélées par t expérience^ et celles du monde moral par la raison (p. 302), nous voilà loin de l'observation, et l'auteur, oseronsnous dire, a bien oublié la leçon d'un illustre maître qui ne professe pas, tant s'en faut, un égal dédain pour les faits; c'est, selon M. Cousin, qui se rattache ici à l'école expérimentale*, un impérieux besoin pour l'esprit de l'homme d'avoir des principes fixes et immuables et l'on n arrive à ces principes que par l'expérience; des faits isolés, disparates sont les ma* tériaux dune science d'un ordre quelconque^ mais ce n'est que lorsqu'ils sont ramenés à une loi , que la science est faite. Les progrès rapides que doivent à la méthode expérimentale les sciences physiques, ont donné à cette méthode une immense popidarité, et aujourdhui, on ne daignerait même pas prêter attention à une science à laquelle elle ne semblerait pas présider.
Mais l'avis du disciple est partagé par plusieurs, et ainsi s'établit la compétition entre les principes et les faits. En politique, par exemple, dans la polémique qui s'ouvre au sujet de diverses questions, on entendra sans cesse opposer le fdit au droit. Le premier sortira inévitablement vaincu de la lutte, et ceux qui se