‹ De la méthode d'observation: dans son application aux sciences morales et politiquesChapitre 65 sur 181 · jrandeur et Décadence ^ chap. vi · texte numérisé non relu

jrandeur et Décadence ^ chap. vi

Que dire de ces thèses du droit des gens que posent les auteurs, qu'on peut tuer et piller son ennemi, sans miséricorde, lui faire tout le mal possible^ et que c'est un point douteux de savoir si l'on est tenu (les avis sont partagés à cet égard) de respecter sa femmeou sa fille ? Grotius* ne se croit point immoral quand il discute avec gravité ces thèses, entassant les citations et arrivant en conclusion des principes à des solutions rigoureuses que réprouve heureusement cet esprit de la civilisation chrétienne, dont l'influence sur notre société moderne croît de jour en jour en étendue et en puissance, et fait insensiblement un nouveau droit international.

Insistons par l'examen de quelques faits importants sur la distinction très-grave que nous voulons établir et à laquelle nous entendons bien qu'on donne sa juste portée, sans aller jusqu'à une interprétation qpii dénaturerait complètement notre pensée.

Henri IV est devant Paris qui plutôt que d'ouvrir ses portes à un roi hérétique préfère endurer toutes les horreurs de la famine. Autour de lui, chacun reconnaît que s'il faisait profession de catholicisme, cette affreuse guerre civile qui dévore le pays et a un instant compromis son indépendance cesserait sur-le-champ,

i. Du Droit de la paix et de la guerre , trad, par Barbeyrac, in-4% t. II,

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