‹ De la méthode d'observation: dans son application aux sciences morales et politiquesChapitre 93 sur 181 · Mémoire sur la décomposition de la Pensée · texte numérisé non relu

Mémoire sur la décomposition de la Pensée

3. Sur la distinction de la Psychologie et de la Philosophie,

VII. — On voit que nous poursuivons la naétaphysique sur le terrain même où éke s'est épuisée ai creuses divagations; ce n'est pourtantpas sans savoir quel mépris, quelle dérision elle gsu*de pour quiconque refuse de se plonger à sa suite dans les abîmes de la pensée. Mais nous croyons fermement qu'elle ne peut faire de véritables progrès qu'en rompant les derniers liens qui la rattachent à cette scolastîque dont les subtilités ingénieuses ont si longtemps jeté la confusion dans le monde savant. Le temps est passé de ces témérités de l'esprit, qui font le chaos moral et intellectuel et arrachaiei]^ à Newton ce cri qui a retenti jusqu'à nous : physique délinre-^moi de la métaphysique l Que la science ait toujours présente désormais dans ses investigations, la belle fable antique de Prométhée et ne cherche plus à ravir le feu du ciel.

Il y aura donc en quelque sorte une fm phihscphique, dont les bases indiscutables fourniront un f(»âement solide à la science de la pensée, lui imprimant ainsi le caractère expérimental qu'elle ne cessera plus d'avoir.

On la subdivisera encore en psychologie, en logique, en métaphysique, mais la morale en sera retranchée ; elle restera science à part, connexe sans doute à la philosof^îe, mais qui doit pourtant garder son domaine distinct.

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