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Oudot, Conscience et Science du devoir, L I

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branche, ceux envers Dieu, dont l'ensemble forme ce qu'on appelle la religion naturelle ; mais y a-t-il , en effet, une religion naturelle? Pour manifester ici le même accord qui règne en tout , tandis qu'un philosophe (M. J. Simon) pubUe un livre portant pour titre la Religion naturelle^ un théologien, le savant abbé Bautain, affirme de son côté qu'il n'existe rien de pareil*. Que nous montre à ce sujet l'observation? Que la société formée d'après le pur instinct de la créature humaine n'a point de religion; quant à celle qui commence la civilisation, elle en a toujours une, en effet, mais qui est fondée sur une croyance révélée. Entre les philosophes, il en est qui ne sauraient rendre un culte à la Divinité, puisqu'ils n'y croient pas, et tout le culte de ceux qui y croient se borne à quelques hautes méditations, à quelques élans passagers. On n'aime point Dieu philosophiquement^ quoi qu'en disent les traités de morale. C'est le Dieu de telle ou telle religion qu'on prie et qu'on honore, aux pieds de qui on met le mérite ou le démérite de ses actions, voilà le fait.

IX. ' — Il est bien positif que la connexion de la religion et de la morale se manifeste sans cesse au sein de la société. Dans tous les temps, la religion a été la

\ . Les Lois considérées au point de vue chrétien, in-8, i 860.

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