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cortèsy ces états généraux, auxquels doit tant la liberté et qui forment Tintermédiaire jusqu'aux assemblées de ces derniers temps.
L'élément représentatif repose sur la délégation. Ne nous arrêtons pas à la discussion du principe. Les partisans des théories absolues l'ont nié. Rousseau n'admet pas que le droit puisse être délégué. Il veut qu'il soit directement exercé comme' à Athènes et à Rome. Ses disciples, les auteurs de la constitution de •1 793, en statuant que la souveraineté réside dans le peuple, renvoyaient pour appliquer le principe, les projets de loi à toutes les communes de la République qui avaient à en délibérer (art. 58 et 59). Cela était conséquent, mais, on en conviendra, bien absurde. Conçoit-on ce qu'il y aurait d'extravagant aujourd'hui à vouloir que les lois quelconques, celles qui ont pour objet un chemin de fer, un tarif, une levée d'hommes, etc., fussent soumises à la discussion dans les trente-sept mille communes de l'empire? Aussi faut-il dire qu'on n'a jamais essayé de mettre à exécution cet acte insensé.
XV. — Parmi les formes diverses que peut prendre le gouvernement représentatif, nulle n'a donné lieu de nos jours à une plus vive et intéressante controverse que celle qu'on désigne plus particulièrement
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SOUS le nom de gouvernement parlementaire. Ce gouvernement a pour lui une expérience de près de deux siècles dans un grand pays de l'Europe, qui est arrive sous son action à un haut degré de puissance et de prospérité. Il y est une organisation vraiment admi* rable et que John Âdams, Téminent homme d'État de l'Union américaine, appelait une des plus ffrandes découvertes des*modernes dans l'ordre moral ^ Remarquons en passant combien on était loin de ces idées en 1 791 . Ainsi le mène Sieyes que nous venonsde citer, disait dans sa célèbre brochure : Qu est-ce que le tiers-état ? que la constitution anglaise n'était « qu'un amalgame informe, un échafaudage grossier de précautions contre le désordre, bon pour la société à peine sortie du moyen âge, mais non pour notre temps. » A ceci il n'y a qu'un mot à dire : Près de quatre-vingts ans se sont passés depuis qu'était proféré ce jugement. L'amalgame informje^ le vieil échafaudage subsiste toujours pour la gloire de la Grande- Bretagne, et trois ans après son inauguration, la constitution savamment élaborée d'après l'impulsion du grand métaphysicien politique, disparaissait dans une affreuse crise, entrsdnant avec elle la monarchie qu'elle prétendait organiser et régir à tout jamais.
f . "Défense de h ComUtutim et du Gouvernement des JËtote-Uhis.