CHAPITRE XXIX. 3i
C'est qu'une certaine nature de produits qui résultent du génie même de l'homme existent forcément et se placent au rang des plus grands intérêts de l'association. A quoi bon subtiliser pour savoir si ces produits sont de la richesse ou n'en sont pas. Ils existent, ils ajoutent à la splendeur des États; ils font la gloire de leurs auteurs; ils forment des valeurs considérables qui s'échangent plus rarement, plus difficilement à la vérité, qui circulent moins bien que les autres, et c'est en ce point-là qu'elles diffèrent, qu'elles sont, pourrait-on dire, inférieures sous le rapport économique ; mais rien ne les distingue à tous autres égards. Ajoutons que ces produits contribuent à amener la diffusion des capitaux que la marche de la société tend à concentrer dans les mêmes mains. Il ne s'agit pas d'examiner l'influence du luxe sur les mœurs; autre question qui n'a que faire ici et que nous laissons à la philosophie morale. Nous disons simplement que des meubles, des bijoux de prix, des objets d'art recherchés, font sortir du trésor des riches des sommes qui se versent et se répandent parmi les masses, comme l'eau du ciel sur les champs et les prés, pour y féconder le travail, créer. des salaires et des profits, augmenter le bien-être général Assurément c'est là un fait économique que nul ne saurait contester.