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8 DE LA MÉTHODE d'OBSERYATION.

comme devant être désormais la base des travaux de Tordre moral, sans qu'il en soit résulté aucun changement bien notable dans la marche générale de la science. Il est manifeste que tous les esprits distingués parmi les contemporains ont cette tendance; on en verra çà et là la preuve dans la suite de cet écrit ; mais cette tendance reste stérile. Citons notamment ici M. Mignet, Téminent secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques, dont les travaux en portent fréquemment la trace. C'est ainsi qu'il nous dira * que a Montesquieu a, sur la solide base de /Vxpérience universelle, fondé le monument impérissable de l'Esprit des lois »> (Notice sur Destutt de Tracy); ailleurs, que « l'histoire peut aspirer aux avantages des sciences en adoptant leur méthode » (Réponse au discours de réception de M. Flourens); et autre part encore, « cette économie politique (du dix- huitième siècle) qui n'embrassait pas tous les faits et qui %' écartait de l'observation par la logique^ comme cela arrive souvent. » (Notice sur Rœderer.)

En dernier lieu, un écrivain, aux mérites duquel nous rendons volontiers témoignage, a renouvelé sans plus d'effet ces tentatives du passé en faveur de la méthode d'observation. Dans un article qui ouvrait

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