‹ De la Méthode de l'Eau Camphrée Pour la Mesure de l'Odorat: Quelques-unes de ses applications cliniques et scientifiquesChapitre 10 sur 19 · Chapitre Iil · texte numérisé non relu

Chapitre Iil

Maintenant que ndus avons étudié dans ses points essentiels la méthode de MM. Toulouse et Vaschide, nous essaierons d’en montrer la valeur en donnant quelques aperçus sur lé résultat des recherches faites par ces auteurs dans le domaine de la physiologie et dé la psychiâtiie.

MM. Toülouse et Vaschide se sont servi de leur méthode pour mesurer la sensibilité olfactive chez l’homme et chez la femme. Ils ont opéré sur 78 infirmiers de l’Asile de Villejuif (41 femmes et 37 hommes) âgés de 21 à 36 ans. De ce nombre il a fallu éliminer huit sujets: 1 homme et 3 femmes étaient anosmiques et ne reconnaissaient aucun corps odorant ; d’autre part 3 hommes et 1 femme ne reconnaissaient le camphre que dans les solutions saturées à 1 p. 10 où { p. 100. Ces derniers étant hors série ne figurent pas dans les moyennes. Toutes ces expériences ont été faites avec toute la rigueur qu’elles comportent : elles ont abouti aux résultats suivants : pour les 33 hommes restants le minimum de la sensation brute (sensation olfactive indéterminée) a été donné par la solution à 9 P.100,000 et pour les 37 femmes par celle à 1 p. 100,000, c'est-à-dire la solution 9 fois plus faible.

S1 l’on recherche la moyenne des cas sur 10 où les

sujets n’ont perçu aucune odeur en aspirant l’eau dis-

tillée, on voit qu’elle est pour les hommes de 8,15 et pour les femmes de 9,41. Cette constatation nous amène à conclure que les femmes ont le sens olfactif plus développé.

De plus, le minimum de perception correspondait pour les hommes à la solution à 4 p. 10,000 et pour les femmes à la solution à $ p. 100,000, c’est-à-dire la solution 8 fois plus faible.

Enfin, la mesure de la perceptivité chez les différents sujets, a été également en faveur du sexe féminin. Chaque infirmier a reconnu 2,25 des odeurs et chaque infirmière 3,22.

Il est à remarquer que sur ces 37 hommes, il y avait 35 fumeurs ; mais au moyen d'expériences complémentaires, MM. Toulouse et Vaschide ont montré que les minima de sensation brute et de perception étaient sensiblement les mêmes chez les non-fumeurs que chez les fumeurs.

Il n’est pas moins intéressant de connaître les résultats fournis par la méthode de l’eau camphrée appliquée à la mesure de l’odorat chez les enfants. 163 enfants des deux sexes, âgés de trois à douze ans ont été soumis aux recherches de ce genre. Nous publions ci-dessous, afin d’en tirer les conclusions qui en découleront, les résultats obtenus par MM. Toulouse et Vaschide.

11 ressort de ce tableau que la sensibilité olfactive

brute s’accroit jusqu’à six ans dans l’un et l’autre Saint-Mauriée 3

rhin ST 7

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