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(1) Les solutions se font sur des quantités absolues élevées dans le but de réduire au minimum les erreurs d2 manipulation. Attendre plusieurs jours, jusqu'à solution complète,
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raison chez l’aliéné. [attention doit être assez soutenue pour que l’on puisse saisir la valeur et la portée de chaque expression du sujet. Ainsi il peut se faire que ce dernier manifeste sa perception du camphre en disant par exemple «l’eau de Raspail » ou encore l’eau pour les maux de tête, etc. etc.
Ces difficultés sont plus considérables chez les enfants dont l’olfaction est presque ignorée dans l'examen clinique. À peine ont-ils pu associer une notion plus ou moins exacte à une odeur quelconque. Souvent, alors même qu'ils reconnaissent l'odeur, ils ne trouvent point l'expression adéquate.
Nous avons assisté et pris part à beaucoup d’expériences en présence d’un grand nombre d’expérimentateurs et assez fréquemment il nous a été possible de constater des erreurs de ce genre dues précisément, surtout chez les enfants à l’imperfection terminologique. Il se trouve, justement que, par un hasard singulièrement favorable, le camphre est une odeur très familière susceptible d’être reconnue aussi bien par un paralytique g général que par un enfant de trois ou quatre ans.
Pour rechercher le minimum de la sensation brute, c’est-à-dire l'excitation la plus faible sentie, nous présentons les tubes en commençant par lenuméro 1, 1. Maisil faut avoir grand soin d’alterner de temps à autre et le plus souvent possible l'eau distillée avec
l’eau camphrée. Cette façon d'opérer a deux avan-
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tages d’abord celui de laisser reposer l'organe olfactif, ensuite celui non moins important de désorienter le sujet quand, en effet, il vous dit : une odeur, on doit contrôler cette affirmation soit en remontant à nouveau la série, soit, tout simplement, en présentant un ou deux flacons d’eau distillée pour revenir au Aacon ayant provoqué la sensation brute. De cette façon le sujet est désorienté, et en recommençant l'opération une dizaine de fois, l’on arrive à une moyenne qui représente le minimum de la sensation. Il faut prendre garde qu’il y ait, au moins, une inspiration entre deux présentations successives.
Ainsi donc, après chaque détermination du minimum sensible, nous présentons l’eau pure, de telle sorte que l'estimation de la moyenne précédente doit être contrôlée par le nombéfe de fois sur dix où le sujet a déclaré ne rien sentir en aspirant l’eau. Il ressort de cette expérience complémentaire que le chiffre représentant le minimum moyen de la sensation sera d’autant plus exact que le sujet aura reconnu plus de fois l’eau distillée.
Après la détermination du minimum de la sensation brute, nous allons procéder à la recherche du minimum de perception, lequel représente, comme nous l’avons déjà dit, l'excitation la plus faible constamment perçue. Dans cette épreuve, il ne suffit pas que le sujet déclare sentir une odeur indéterminée, il faut
encore qu'il reconnaisse l’odeur du camphre, il est
facile de comprendre que dans ce dernier cas nous avons à mesurer un acte psychique d’un ordre différent, qui est la perception.
Pour évaluer donc ce minimum de perception, nous opérerons comme précédemment. Les flacons sont présentés dans leur ordre numérique. Et dès que le sujet aura déclaré recunnaitre le camphre, nous procéderons à la même épreuve complémentaire consistant dans la présentation de l’eau distillée et nous établirons un rapport entre le minimum moyen de perception et le nombre de fois sur dix où le sujet aura déclaré reconnaître le camphre. Les sujets normaux reconnaissent presque toujours le camphreavant EC T
Dans une autre série de recherches on peut, avec la même méthode, étudier le pouvoir de reconnaitre des odeurs différentes où la perceptivité. La perceptivité des odeurs est mesurée dans les mêmes conditions, par le nombre de solutions aqueuses à des titres déterminés de corps odorants familiers (tableau n° 1); qui sont reconnus par le sujet.
Cette méthode nous permet encore d'étudier la señsibilité que les auteurs ont nommée sensibilité tactile ou sensibilité non olfactive de la muqueuse pituitaire. Cette sensibilité tactile est intéressante à rechercher ; on la retrouve chez les anosmiques comme chez les sujets normaux: c’est là un fait qui montre combien
les deux sensibilités sont distinctes l’une de l’autre,
nuire
L'anosmique, en effet,sans pouvoir dire les qualités de l’excitant, le perçoit quand même. On procède de la même manière que pour la sensation et la perception olfactives. On alterne la présentation des flacons d’ammoniaque; par exemple, avec celle de l’eau distillée, en commençant toujours par la solution la plus faible. Si l’on voulait avoir des renseignements très précis; il suffirait de préparer des solutions divisionnaires d’éther ou d’ammoniaque.
L’éther, cependant, serait, plus que l’ammoniaque, de nature à impressionner la sensibilité olfactive. Lä sensation que provoque cette substance serait, en quelque sorte, le trait d'union entre l’olfactibilité proprement dite et la sensibilité non olfactive de la muqueuse pituitaire.
Comme on le voit, la méthode que nous venons d'étudier est une méthode simple et à la portée de tous. Elle présente l'immense avantage de pouvoir servir à la pratique courante ainsi qu'aux recherches les plus minutieuses de laboratoire. À un point de vue purement scientifique, elle a fourni à MM. Toulouse et Vaschide des résultats de premier ordre dans leurs études de physiologie et de psycho-physique. Le médécin, d’ailleurs, peut contrôler journellement la technique de la méthode, il a même, ainsi que nous l’avons dit plus haut, l’avantage de mesurer aussi d'une manière précise la suggestibilité individuelle,