VIOL
anatomiques sont loin de répondre toujours d’une manière adéquate aux anesthésies.
Ainsi donc, l'hémisphère cérébral gauche ayant une supériorité physiologique presque constante sur l'hémisphère droit, étant donné que sinon toutes, mais la plupart des fibres olfactives sont directes, 1l est naturel de penser que la prédominance physiologique doit être dévolue à la narine gauche.
D'ailleurs, l'observation rapportée récemment (mai 1809) par M. Collet à la Société française d’otologie est de nature à confirmer cette conception. Il s'agit d’une brightique qui présentait une hémiplégie gauche avec hémianesthésie, abolition de l’ouïe à gauche et hémianopsie latérale gauche et enfin anosmie du côté droit. L'auteur en conclut :
« 1° Que l’hémianopsie peut être produite par une lésion capsulaire, si la chose avait encore besoin d’être démontrée;
2° Qu’une lésion capsulaire produit l’abolition de l’ouïe du côté opposé ; donc les fibres auditives passent par la capsule interne et sont croisées, fait connu des anatomistes, mais presque dépourvu de preuves anatomo-cliniques :
3° Contrairement aux fibres auditives, les fibres olfactives ne se décussent pas, ou du moins les plus importantes ont un trajet direct ; elles se rendent d’un hémisphère à la fosse nasale correspondante:
4° Ces constatations fournissent les éléments d’un
diagnostic possible éntre l’hémianesthésie sensiivosensorielle hystérique et l'hémianesthéste sensitivo- sensortelle de cause organique : dans ce dernier cas, les troubles de l’odorat siègent du coté opposé aux troubles de l’ouïe et de la sensibilité générale. Plus récemment encore, M. Collet, dans un rapport sur l’anosmie lors du Congrès du 1% mai 1899, soutient la même théorie et conclut « que les origines des nerfs olfactifs ne se décussent pas ou tout au moins que cette décussation ne porte que sur une minime partie de leurs fibres »,